Condamnation de Santiago Uribe : Réactions de Gustavo Petro

Le 25 novembre 2025, un tournant judiciaire majeur a eu lieu en Colombie avec la condamnation de Santiago Uribe Vélez, frère de l’ancien président Álvaro Uribe. Le Tribunal supérieur d’Antioquia a annulé son acquittement, le condamnant à 28 ans de prison pour sa participation à des crimes graves pendant le conflit armé. Cette décision a suscité des réactions fortes, notamment de la part de Gustavo Petro, le président actuel, qui a refait état de ses dénonciations passées sur le sujet.

Les Détails de la Condamnation

Santiago Uribe a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation d’homicide aggravé et de lien avec des groupes paramilitaires, ce qui pose question sur le rôle de la famille Uribe dans le paramilitarisme colombien. Des preuves présentées lors du procès ont montré qu’Uribe avait joué un rôle central dans la création du groupe paramilitaire “Los 12 Apóstoles”, actif pendant les années 90.

Gustavo Petro : Un Dénonceur Précoce

Dans un message diffusé sur Twitter, Petro s’est précipité pour rappeler qu’il avait dénoncé l’existence de “Los 12 Apóstoles” dès 2007. Lors d’un débat au Sénat, il avait souligné le lien entre le paramilitarisme en Antioquia et des intérêts politiques et économiques majeurs. Petro a affirmé : « Je dénonçais, pour la première fois devant le pays, les ’12 apóstoles’ comme les précurseurs du paramilitarisme. »

Le Contexte Historique

Petro a évoqué le contexte sanglant de l’époque des Autodefensas Unidas de Colombia (AUC), qui avaient sévèrement frappé la région. Il a mis l’accent sur le nombre élevé d’homicides dans la zone de Yarumal et d’autres municipalités. La hacienda La Carolina est identifiée comme un épicentre de ces activités paramilitaires, impliquant également des figures politiques proches d’Uribe.

Les Conséquences des Activités Paramilitaires

La violence associée à “Los 12 Apóstoles” a eu des conséquences tragiques, avec des disparitions forcées et des méthodes brutales pour dissimuler les crimes. Petro a rappelé des épisodes horrifiques, comme le fait que des corps de victimes étaient jetés dans des lagunes habitées par des caïmans pour camoufler les meurtres.

Les Répercussions Personnelles pour Petro

Suite à ses dénonciations, Petro a révélé avoir subi des persécutions politiques, et sa famille a fait l’objet d’écoutes illégales par le Département administratif de sécurité (DAS). Ce climat hostile a poussé plusieurs membres de sa famille à s’exiler.

Une Politique Actuelle Teintée par le Passé

En reliant le passé au présent, Petro a exprimé sa conviction que certains secteurs politiques en Colombie et même aux États-Unis tentent de saper son gouvernement en raison de ses révélations sur le paramilitarisme. Il a accusé des politiciens, notamment ceux proches d’Uribe, de continuer à protéger les intérêts des narcotrafiquants.

Conclusion : Un Écho Historique

La condamnation de Santiago Uribe ne fait pas que révéler des faits du passé ; elle met aussi en lumière les répercussions continues des conflits et des violences en Colombie. Gustavo Petro, avec son passé de sénateur conscient des enjeux de la violence paramilitaire, continue de dénoncer les structures qui ont permis à ces groupes d’agir impunément.

Cette situation souligne la nécessité d’une mémoire historique, non seulement pour comprendre les crimes du passé, mais aussi pour prévenir leur répétition à l’avenir.



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