## Pastor Alape en réponse aux critiques d’Abelardo de la Espriella
Le contexte politique en Colombie continue d’être marqué par des tensions entre les anciens membres des FARC et le gouvernement. Récemment, Pastor Lisandro Alape, ancien guérillero et signataire de l’Accord de paix, a réagi aux commentaires du président élu, Abelardo de la Espriella, concernant la politique de “Paz Total” et l’accord de paix de 2016.
### Les déclarations d’Alape : Engagement envers la paix
Pastor Alape a affirmé que les anciens membres de la FARC continueront à soutenir l’institutionnalité mise en place après l’Accord de paix. En réponse aux paroles de De la Espriella, qui a évoqué l’absence de “pardon ni d’oubli” pour les ex-combattants, Alape a souligné que ces déclarations rappellent des périodes de confrontation et de stigmatisation. Cela ne changera cependant pas leur engagement envers la paix.
#### Un appel à la fin de la violence
Lors d’une conférence de presse, Alape a appelé à mettre fin à la violence contre les signataires de l’accord et a exigé des garanties pour ceux qui, comme lui, ont respecté leurs engagements. Il a insisté sur la nécessité de défendre l’institutionnalité approuvée en 2016, la qualifiant de “compromis éthique” envers le pays, les victimes et les jeunes.
## Les critiques d’Abelardo de la Espriella
Abelardo de la Espriella a émis des critiques fermes sur le système de justice transitoire en Colombie. Selon lui, les responsables des crimes perpétrés par la guérilla n’ont pas été sanctionnés à hauteur de leurs actes. En conséquence, il a annoncé son intention de prendre des mesures restrictives à l’égard des anciens leaders des FARC, dont Rodrigo Londoño, alias Timochenko, qui a récemment voyagé en Espagne avec l’autorisation de la Juridiction spéciale pour la paix (JEP).
### Une position ferme contre l’impunité
De la Espriella a qualifié la JEP de “dispositif qui camoufle l’impunité” et a promis de mettre en place des mesures draconiennes à partir de son entrée en fonction. Il s’est engagé à veiller à ce que les crimes de guerre restent visibles et que justice soit faite. Son administration ne soutiendra pas les “processus de fausse paix” et envisagera d’éliminer le poste de Comissionado de Paz.
## Conclusion
La relation entre le gouvernement colombien et les anciens membres des FARC demeure tendue, avec des déclarations qui témoignent d’un profond désaccord sur la manière dont la paix doit être gérée. Pastor Alape a clairement indiqué que les signataires de l’Accord de paix resteront fermes dans leur engagement, tout en appelant à une fin de la violence et à des garanties. À l’inverse, Abelardo de la Espriella prône une approche plus stricte, promettant de remédier aux lacunes qu’il perçoit dans le processus de paix colombien.

