## Kein Geld für Kultur und Bildung für neue Geflüchtete

Les demandeurs d’asile en Allemagne ne reçoivent pas d’argent pour les activités culturelles et éducatives pendant leurs 15 premiers mois. Cette règle a été jugée légale par la Cour constitutionnelle fédérale allemande (Bundesverfassungsgericht). Cependant, elle soulève d’importantes questions concernant l’intégration des réfugiés dans la société allemande.

### Les défis des nouveaux arrivants

Nina Markovic, avocate spécialisée en droit des migrations à Brême, témoigne des difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui fuient leur pays. L’apprentissage de la langue allemande, la compréhension des conditions de vie, et le maintien du contact avec des proches vivant à l’étranger représentent des défis majeurs. Ces aspects nécessitent souvent des ressources financières non négligeables.

### Disparités financières entre les réfugiés et autres bénéficiaires d’aide sociale

Selon la loi allemande, les réfugiés reçoivent moins d’argent que d’autres bénéficiaires d’aide sociale au cours de leurs trois premières années en Allemagne. Les frais relatifs aux loisirs, aux cours de sport, et à l’éducation ne sont pas inclus dans les allocations. Cette décision repose sur l’idée que ces individus, étant nouvellement arrivés, n’ont pas besoin de soutien culturel ou éducatif immédiat.

Nina Markovic remet en question cette vision, affirmant que le manque de preuves pour justifier l’absence de besoin en culture et éducation n’est pas acceptable. Elle indique que ces décisions sont basées sur des perceptions sans fondement scientifique.

### Validation des “besoins réduits” par la Cour

La Cour constitutionnelle a validé les “besoins réduits”, reconnus surtout pour les personnes en situation de tolérance (Duldung). Les juges estiment qu’il est raisonnable de penser que ces individus nécessitent moins de soutien culturel et éducatif durant les premiers 15 mois de leur séjour en Allemagne. Cependant, la Cour n’a pas exigé de preuves concrètes de la part du législateur pour soutenir cette affirmation.

### Faiblesse des allocations en 2018 et 2019

En outre, la Cour a constaté que les prestations allouées aux réfugiés étaient insuffisantes en 2018 et 2019, en raison de l’utilisation de données obsolètes pour établir les montants à attribuer. Les juges ont souligné qu’une actualisation des chiffres aurait conduit à des montants plus élevés pour les réfugiés.

Il est important de noter que, bien que ces conclusions s’appliquent à des périodes passées, l’État n’a aucune obligation de verser des arriérés aux réfugiés pour le temps où ces montants étaient jugés trop faibles.

### Conclusion

La question de l’accès à la culture et à l’éducation pour les nouveaux réfugiés en Allemagne est essentielle pour leur intégration. L’absence de soutien financier dans ces domaines soulève des inquiétudes, tant sur le plan humanitaire que sur celui de l’intégration sociale. Il est crucial de revoir ces politiques afin de garantir que les réfugiés aient l’opportunité de s’intégrer pleinement dans la société allemande, tant sur le plan culturel qu’éducatif.



F1-ES