PACMA : Une plainte contre la Fiscalía pour l’utilisation d’informes falsifiés sur les loups

Contexte de la situation

Le Partido Animalista PACMA a récemment pris la décision de déposer une plainte officielle contre la Fiscalía Superior du Principado d’Asturias. La raison de cette démarche réside dans l’admission d’informes techniques jugés inexactes comme preuves valables dans des procédures judiciaires. Selon PACMA, cela pourrait créer un mécanisme d'”impunité absolue” qui affecterait les décisions administratives relatives à la faune protégée.

Les enjeux de la protection des loups ibériques

PACMA souligne que la situation est d’autant plus grave lorsque ces décisions mènent à l’abattage de loups ibériques dans des contextes où la loi nationale et internationale le prohibe. Ces actes peuvent être justifiés par des documents techniques fournis par le gouvernement asturien, que PACMA considère comme contenant des données incorrectes concernant le statut et la gestion de l’espèce de loup ibérique.

Conflit initial : la querelle contre Marcelino Marcos Líndez

Le conflit a débuté avec la décision de la Fiscalía de ne pas donner suite à une plainte déposée par PACMA contre Marcelino Marcos Líndez, conseiller en matière de milieu rural et de politique agricole. Cette action légale portait sur la présumée prévarication et l’utilisation d’informes falsifiés pour justifier légalement la capture et la mort de loups en Asturias.

Réaction de la Fiscalía et objections de PACMA

La Fiscalía a répondu que les faits signalés n’atteignaient pas le seuil de la pertinence pénale. Selon cette institution, les “erreurs ou inexactitudes” dans les rapports techniques n’entrent pas dans le cadre du droit pénal, ce qui exclut l’ouverture d’une enquête. PACMA conteste fermement cette position, arguant que le ministère public a l’obligation d’examiner tous les actes qui pourraient être considérés comme des infractions pénales.

Les conséquences potentielles des informes inexactes

PACMA affirme que l’acceptation d’informes inexactes dans le processus judiciaire favorise la continuation des décisions administratives qui, fondées sur des principes légaux défaillants, entraînent la mort injustifiée de loups ibériques. Cela va à l’encontre des lois qui protègent cette espèce lorsqu’elle se trouve dans une situation de population défavorable.

Impact sur la conservation des espèces

L’organisation met en lumière le risque que le fait de considérer comme “irrélevants” les inexactitudes dans ces rapports compromet non seulement la protection des espèces vulnérables, mais également l’état de droit et la protection judiciaire effective. Cette situation pourrait affaiblir les normes de conservation des espèces protégées.

Conclusion et prochaines étapes

En réponse à cette situation, PACMA a annoncé son intention de formaliser une plainte auprès des autorités compétentes, en s’opposant à la position adoptée par la Fiscalía asturienne. Cette démarche vise à garantir que les décisions concernant la faune protégée soient fondées sur des données précises et fiables, essentielles pour la survie des espèces comme le loup ibérique.



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