Le gouvernement biélorusse a lancé une fausse alerte à la bombe qui a forcé un avion de Ryanair volant de la Grèce à la Lituanie à atterrir à Minsk, la capitale biélorusse. Ce conclut l’agence de l’aviation des Nations Unies Organisation de l’aviation civile internationale Mardi après enquête. L’existence d’une fausse alerte à la bombe par la Biélorussie était déjà suspectée, mais a maintenant été officiellement confirmée.

Après que l’avion a été forcé d’atterrir en mai de l’année dernière, le journaliste et militant biélorusse de 27 ans Roman Pratasevich et l’étudiante en droit russe de 24 ans Sofia Sapega, sa petite amie, ont été arrêtés. Les deux étaient en route vers leur ville natale de Vilnius en Lituanie après des vacances en Grèce. À l’époque, Pratasevich travaillait pour la chef de l’opposition biélorusse Svetlana Tikhanovskaya. Aucune bombe n’a jamais été retrouvée à bord de l’avion.

Selon l’agence des Nations Unies, le gouvernement biélorusse a violé la Convention de Chicago, qui supervise la sécurité aérienne, en prenant cette mesure. L’agence demande au général de l’ONU António Guterres d’envisager des mesures. À la suite de l’incident, l’Union européenne avait précédemment fermé son espace aérien à la compagnie aérienne biélorusse Belavia, entre autres.

Sapega a été condamnée en mai à six ans de prison par la justice biélorusse, qui l’a accusée d'”incitation à la haine”. L’étudiante en droit a publié sur sa chaîne Telegram, entre autres, les données personnelles des soldats qui ont aidé à réprimer les manifestations anti-gouvernementales en Biélorussie en 2020. Pratasevich n’a pas encore été condamné et a été placé en résidence surveillée l’année dernière.

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