Le Conseil des ministres se réunira lundi après-midi pour adopter de nouvelles dispositions relatives à la crise ukrainienne. En particulier, des mesures seront prises pour garantir un soutien et une assistance au peuple ukrainien par le transfert de moyens, de matériels et d’équipements militaires aux autorités gouvernementales ukrainiennes. Cette mesure intégrera le contenu du décret déjà approuvé le 25 février. Une deuxième norme introduira une procédure permettant une plus grande flexibilité dans l’utilisation des différentes sources d’électricité du pays. Palazzo Chigi le rapporte.

Au standard Cdm « gas-saving », préparez-vous à toute urgence

Une plus grande flexibilité pour diversifier les sources d’énergie. C’est le sens de la loi qui sera sur la table du MDP lundi et qui fait partie du paquet de nouvelles mesures dédiées à la guerre en Ukraine. En cas d’urgence qui pourrait surgir brutalement du fait du conflit – expliquent des sources proches du dossier énergétique – on pourrait ainsi penser « en priorité à ne pas utiliser le gaz mais une autre source ».

Pré-alerte gaz

En effet, si la situation venait à se précipiter – poursuivons les mêmes sources – nous serions en mesure de conserver le gaz dont nous disposons encore, et nous aurions la possibilité de compter sur les stocks encore disponibles. Entre-temps, hier, l’état de pré-alerte sur le gaz a été déclaré. Après tout, le Premier ministre Mario Draghi avait évoqué la nécessité d’une diversification des sources tant dans la production que dans l’origine de l’énergie lors du rapport urgent au Parlement. Parmi les mesures d’urgence précisément “une plus grande flexibilité dans la consommation de gaz”, tant pour les industries que pour le secteur thermoélectrique, une “augmentation des approvisionnements alternatifs”, et aussi “une augmentation du gaz naturel liquéfié importé d’autres routes, comme les États-Unis” , une augmentation des « flux de gazoducs non chargés », comme le TAP d’Azerbaïdjan, le TransMed d’Algérie et de Tunisie, le GreenStream de Libye.

Engagements militaires de l’OTAN

Le décret-loi approuvé par le CDM le 25 février pour faire face à la crise ukrainienne prévoit tout d’abord le renforcement des dispositifs de l’OTAN à travers : la participation jusqu’au 30 septembre 2022 des militaires aux initiatives de l’OTAN pour l’utilisation de la force de haute disponibilité, appelée Force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) grâce à l’utilisation de 1 350 unités, 77 véhicules terrestres, 2 véhicules navals (à partir du second semestre 2022) et 5 véhicules aériens “comme indiqué dans le communiqué de presse du Conseil des ministres, jusqu’à à un « nombre maximum pour la réalisation de ces missions égal à 1 970 unités ».

Budget de 177 millions cette année

Le décret-loi confirme nos engagements OTAN 2021 prolongés cette année (250 véhicules militaires et 139 véhicules terrestres) en Lettonie et en Roumanie (12 avions et 130 soldats, plus un véhicule de ravitaillement et un véhicule de collecte de données). Surveillance navale en Méditerranée orientale et en mer Noire avec 235 marins, deux unités navales plus une troisième si nécessaire et un avion. Les dépenses prévues par le gouvernement pour l’ensemble du décret d’intervention et de mobilisation pour l’Ukraine sont de 177 millions pour 2022 plus 21 millions supplémentaires pour l’année prochaine.



ttn-fr-11