Gouttes au plafond, stuc qui tombe spontanément du mur et beaucoup de moisissure. Pour Nicole van der Kooij à Breda Princenhage, le désespoir est proche. Il y a des fuites dans sa maison et celle de son voisin du dessus depuis cinq ans. Pendant tout ce temps, ils essaient de persuader l’association de logement Alwel de résoudre le problème. “Mais jusqu’à présent, ça ne colle qu’aux plâtres”, explique Nicole.
Dans la salle de stockage, le sol en béton gorgé est lâche autour des montants de porte. Dans le salon, les tringles à rideaux avec vis et chevilles sont tombées du plafond. Tout est imbibé d’humidité.
Les fortes averses de pluie de ces derniers jours laissent également de nouvelles traces. “Le stratifié flotte maintenant sur une couche d’eau chez mes voisins somaliens à l’étage. Ils ne parlent pas très bien le néerlandais et ne savent certainement pas comment se rendre à Alwel”, explique Nicole.

“Cela fait cinq ans que je demande l’attention de l’association du logement pour les fuites. Après les averses du week-end dernier, j’ai été mis en attente deux fois pendant une demi-heure. Puis la connexion a été interrompue. Et ce n’est pas la première fois.” Pendant ce temps, Nicole déplace ses affaires dans des endroits où le plafond ne fuira pas.
La dernière fuite – dans le débarras à côté de la porte d’entrée – la hante depuis juin. “Les employés de la société de logement sont venus voir quelques fois, mais n’ont rien fait. Et maintenant, je dois attendre le contremaître, mais il est en vacances jusqu’au 4 octobre.”

Il y a un hygromètre dans le salon. Il indique une valeur de 60 %. “C’est parce que j’ai maintenant tout ouvert à l’air, mais cet été, l’humidité ici dans la maison est montée à 80 % et ce n’est vraiment pas agréable.”
Nicole vit avec ses deux chiens d’assistance. Tim, l’aîné a 12 ans et a un cancer. Son autre labrador Bram n’a qu’un an et est soigné par Nicole et Tim ensemble pour prendre en charge la tâche en cas de catastrophe. “A cause de l’humidité dans la maison, Bram a souvent les yeux enflammés. Lors de notre absence il y a quelques jours, l’inflammation a disparu, donc c’est vraiment lié à la mauvaise qualité de l’air dans la maison”, soupire Nicole.

Nicole espère qu’en raison de toute l’attention médiatique, Alwel va maintenant passer à l’action. Elle voit aussi une autre solution : « Que les gens d’Alwel viennent juste vivre ici une semaine. Voyons s’ils aiment ça en pleine nuit, quand il commence à pleuvoir, à trimballer des serviettes pour éviter que le sol et tout les choses vont plus loin.”
L’association de logement Alwel à Breda n’a pas été en mesure de répondre de manière substantielle aux plaintes de Nicole lundi après-midi.

