Confiscation des terres à Boaco : La détresse de la famille de l’Église catholique

Contexte de la situation

Le 3 juillet, le Groupe de Réflexion des Excarcelés Politiques de Nicaragua (GREX) a dénoncé une nouvelle confiscation de terres à Boaco, touchant la famille de Leonardo Urbina, un prêtre désormais résidant au Vatican. Ce fait s’inscrit dans un contexte d’intensification des persécutions contre l’Église catholique en Nicaragua, observé depuis 2018.

Accroissement de la répression

Le GREX a souligné que le contrôle étatique ne se limite pas à une seule famille. Selon leurs déclarations, des agents du régime surveillent attentivement les célébrations religieuses, monitorent les homélies et restreignent les déplacements des prêtres et des communautés religieuses à travers le pays. De nombreux incidents passent sous silence par crainte de représailles, aggravant ainsi un climat de peur et de répression religieuse.

Destruction et désespoir

La confiscation des terres de la famille Urbina est décrite comme une pression pour forcer la vente de leurs propriétés à des investisseurs, souvent à des prix dérisoires. Un membre de la famille aurait même perdu la vie à cause de l’intensité du stress lié à cette situation, renforçant l’urgence de l’appel du GREX à la communauté internationale et aux organisations religieuses.

État de santé précaire

La mère de Monseigneur Urbina souffre également d’une grave détérioration de sa santé, exacerbée par le poids des menaces et des pressions que subit sa famille. L’organisation a souligné que la situation de la famille Urbina fait écho à une séquence plus large d’actions agressives contre les membres de l’Église catholique.

Cas notables d’abus

Le GREX a mentionné plusieurs incidents significatifs, incluant l’arrestation de Juan Abelardo Mata, l’évêque émérite d’Estelí, qui a été interpellé à deux reprises après avoir célébré une messe en faveur des prêtres exilés. Bien qu’il ait été libéré, Mata vit sous une surveillance policière constante.

De même, les prêtres Francisco Morales et Wilfred Arauz Rodríguez ont été appréhendés après avoir assisté à la même cérémonie, et sont désormais soumis à des menaces persistantes.

Une persécution systématique

Le GREX conclut que la situation est emblématique d’une persécution systématique de l’Église catholique à travers le Nicaragua. Ils appellent les communautés internationales et religieuses à maintenir leur attention sur la liberté religieuse dans le pays et à continuer de faire circuler ces dénonciations.

Conclusion

Les récentes actions contre la famille Urbina et d’autres membres de l’Église montrent une montée alarmante de la répression au Nicaragua. Il est impératif que la communauté internationale réagisse face à ces violations des droits humains et que des mesures soient prises pour protéger ceux qui défendent la liberté religieuse.



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