La défaite contre Empoli a exaspéré une relation déjà érodée entre l’entraîneur et tous les membres du club, y compris les supporters.

Salvatore Malfitano

Ce mince fil qui maintenait encore Rudi Garcia avec Naples est sur le point de se rompre. La défaite contre Empoli exacerbe une relation déjà usée entre l’entraîneur et toutes les composantes : l’équipe, la propriété, l’environnement. Il existe de nombreux aspects sur lesquels il n’a pas été convaincant et pourraient conduire à son limogeage dans les prochaines heures. C’est vrai que la ville regarde toujours avec nostalgie Luciano Spalletti et l’exploit du troisième scudetto de l’histoire du club, le Français en revanche n’a pas su se faire apprécier pour ce qu’il a vu sur le terrain.

changements sous accusation

Les premières plaintes concernaient les modifications apportées pendant les courses. Tour à tour Kvaratskhelia, Osimhen et Politano, le trident offensif de l’équipe, ont eu des réactions désorganisées car remplacés dans des phases délicates des matches : le Géorgien s’est plaint contre le Genoa, l’avant-centre contre Bologne, Politano contre la Fiorentina. Trois matches que Naples n’a pas gagnés, réduisant probablement les chances d’obtenir le résultat en excluant ses meilleurs joueurs. De manière générale, l’équipe se retrouve trop souvent à commettre des erreurs dans ses approches des matches. En témoigne le fait qu’il n’a terminé la première mi-temps avec une avance que sept fois sur seize, sans parler de sa terrible performance à Maradona où il y a eu quatre défaites en huit matches.

le jeu

Mais Garcia s’est retrouvé sur le banc des accusés surtout pour son jeu express. Le Naples de cette année ressemble vraiment à une copie décolorée de la machine parfaite de la saison dernière. La phase défensive est précaire : seulement cinq fois les Azzurri n’ont pas encaissé de but, même si l’absence de Kim pèse certainement. Le milieu de terrain a perdu en clarté : Lobotka essaie de rattraper comme il peut les mauvaises distances entre les départements, Anguissa n’est pas dans les meilleures conditions. Force est de constater que si l’évolution de la manœuvre dans la moitié de terrain adverse est fade, on ne peut s’appuyer que sur les éclairs de Kvaratskhelia et Politano, compte tenu également de l’absence d’Osimhen.

physicien

Pourtant, devant les caméras, Rudi Garcia a toujours tenté de minimiser les erreurs du Naples. Une stratégie qui a résisté au début de la saison dans laquelle l’équipe était en effet première en termes de tentatives de tir et de possession du ballon, tout en encaissant – du moins en termes statistiques – très peu. Mais tous les problèmes critiques sont rapidement apparus. La valeur de l’équipe a permis aux Azzurri de remporter des succès contre des adversaires compétents, alors que tactiquement, elle a fait défaut et cela n’a pas été perdu pour De Laurentiis. Dans un tel contexte, il faut ajouter que les joueurs ne semblent pas jouir d’une bonne forme athlétique. Un exemple est le match contre l’Union Berlin, fraîchement après douze défaites consécutives, qui a risqué d’arracher trois points à Fuorigrotta simplement en allant doubler ses adversaires et en occupant trop facilement les espaces laissés vides par un marquage préventif approximatif. C’est également pour cette raison que, ces derniers jours, le président avait demandé à l’entraîneur d’utiliser plus judicieusement les ressources disponibles. Le choix de se passer de Kvaratskhelia et Zielinski dès la première minute contre Empoli peut également être lu de cette manière. Mais le résultat en dit long sur le bien-fondé de cette décision.





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