Améliorer les infrastructures de mobilité et récupérer les espaces abandonnés sont les deux priorités que les habitants des grandes villes italiennes indiquent pour réaménager l’environnement urbain. 75% des Romains demandent des métros, des routes et des voies ferrées contre une moyenne nationale de 56%, tandis que la récupération des sites abandonnés est le principal problème à Milan et Turin où il est indiqué comme un problème sérieux à traiter respectivement par 62% et 57 % de citoyens contre une moyenne nationale de 51 %. Le transport est également la priorité à Gênes (64%), Naples (60%) et Palerme (54%).
Ce sont quelques-unes des données de l’enquête par sondage que Swg a réalisée pour Confindustria Assoimmobiliare auprès de 1 800 citoyens résidant dans les six grandes villes italiennes et qui sera présentée le 9 novembre à l’assemblée annuelle de l’association mondiale de l’immobilier. L’enquête montre bien à quel point la régénération urbaine devient un maître mot pour les habitants des grandes villes (88% des répondants sont favorables à de grands travaux de réaménagement urbain) non seulement pour résoudre les urgences graves qui nous éloignent de la performance des métropoles mais aussi pour une transformation plus radicale et à moyen terme de l’environnement urbain.
Les villes de 15 minutes
La “ville de 15 minutes” devient une perspective très concrète et demandée, elle est entrée dans le quotidien des Italiens avec le Covid et se transforme en une vision politique revendiquée d’en bas, qui a cependant besoin de se matérialiser en services, projets et investissements. « Dans l’imaginaire des personnes interrogées – explique la recherche – l’idée de la ville du futur est plutôt homogène et change peu selon la commune de résidence. L’attente n’est pas seulement celle de villes plus numérisées et caractérisées par une mobilité durable, mais aussi celle d’une plus grande convivialité et d’une séparation moins fonctionnelle des espaces ».
C’est ainsi que 83% des citoyens souhaitent des connexions wifi, 82% demandent des bâtiments publics, des transports et des services interconnectés via le web, 81% demandent de pouvoir se déplacer avec des moyens durables comme le vélo ou la trottinette, 80% jugent important que chacun quartier a sa vie, des espaces pour sortir et être ensemble et qu’on n’a pas à se déplacer juste pour aller au cinéma ou faire du shopping. “Nous espérons que cette prise de conscience croissante des citoyens aidera les bonnes politiques à faire des choix corrects à moyen et long terme même si elles ne donnent pas souvent de dividendes politiques sur la durée de leur mandat”, commente la présidente d’Assoimmobiliare, Silvia Rovere.
La carte de l’habitabilité
La situation de départ est évidemment très différente d’une ville à l’autre et est donc enregistrée par les entretiens. Milan se distingue par le niveau de convivialité perçu par ses habitants (indice synthétique 6,8 sur une échelle de 1 à 10), suivi de Turin (6,4). En dessous de la suffisance Gênes (5,7) qui récupère cependant une décimale par rapport à la recherche analogue d’il y a deux ans, Rome (5,3) absolument stable, Naples (4,7) et Palerme (4,3), toutes deux en baisse encore de deux et six décimales respectivement.

