Danger écarté, du moins pour l’instant, mais uniquement à Palerme. L’accord du centre-droit sur Roberto Lagalla, l’ancien recteur candidat à la mairie, n’est pas resté sous l’avalanche qui s’est abattue après les déclarations improvisées puis démenties à La Stampa de l’opérateur de force Gianfranco Micciché. Le coordinateur bleu a réitéré son non à la renomination du «fasciste de Catane» et actuel gouverneur de Sicile, Nello Musumeci, que les Azzurri et la Ligue ne veulent toujours pas confirmer à la tête de la Région pour laquelle ils voteront en l’automne. Pour Giorgia Meloni, cependant, Musumeci est la ligne du Piave ou, compte tenu des latitudes, il serait préférable de l’indiquer comme “du détroit”. Le fait est que quelques jours après la présentation des listes (samedi 14 mai) l’ambiance entre les partis de la coalition reste morose. La Sicile n’est en effet pas un cas isolé et l’absence de sommet entre les dirigeants de Fdi, Lega et Fi le souligne.
Le choc fratricide de Vérone
Non moins dur est en effet le choc enregistré à Vérone où les forces de l’ordre ne veulent pas savoir soutenir le maire sortant Federico Sboarina, récemment arrivé chez les Frères d’Italie et également soutenu par la Ligue. Le parti de Silvio Berlusconi a décidé de “défier” les alliés en soutenant la candidature de l’ancien maire et ancien joueur de la Ligue du Nord Flavio Tosi. Un affrontement fratricide au centre-droit qui pourrait cette fois profiter au candidat du centre gauche, l’ancien milieu de terrain de la Roma et de l’équipe nationale, Damiano Tommasi. Oui, car les partisans de Sboarina et de Tosi tiennent pour acquis qu’il ira aux urnes comme il y a 5 ans. A l’époque pourtant, ce n’était pas l’ancien joueur de la Ligue du Nord qui avait deux conseils consécutifs sur les épaules qui ne pouvait briguer le troisième, mais sa femme, la sénatrice Patrizia Bisinella. C’est elle qui est entrée au second tour avec Sboarina et c’était donc un duel entièrement au sein du centre-droit. Aujourd’hui, cependant, il pourrait en être autrement. Dans la ville de Vérone, on croit que le maire sortant et Tommasi se retrouveront aux urnes. À ce moment-là, ce seront Tosi et Forza Italia qui assumeront le rôle d ‘”aiguille de la balance” et compte tenu des mauvaises relations avec le consortium Sboarina, le soutien n’est pas du tout évident. On verra.
A Viterbo, le centre-droit risque de laisser la victoire aux démocrates
Même scénario à Viterbo. Ici il y a Forza Italia d’un côté, qui soutient (non sans plusieurs maux de ventre) le candidat de la Ligue, Claudio Ubertini, et de l’autre la citoyenne Laura Allegrini qui a Giorgia Meloni comme sponsor principal. La troisième roue qui pourrait sortir victorieuse est la dem Alessandra Troncarelli, actuelle conseillère régionale et pour qui des morceaux de l’ancienne coalition de centre-droit se sont également alignés, à commencer par le maire sortant Giovanni Arena.
Également divisé en Parme et Catanzaro
Toujours à Parme, le parti de Giorgia Meloni se présentera seul avec Priamo Bocchi tandis que Lega et Fi soutiendront l’ancien maire Pietro Vignali et là aussi la division favorisera inévitablement le centre-gauche qui se concentre sur Michele Guerra, également soutenu par le maire sortant Domenico Pizzarotti dont il est conseiller Le film se répète à Catanzaro. Ici aussi les Frères d’Italie ont décidé de ne pas soutenir la candidature du citoyen Valerio Donato voulu par la Lega et Forza Italia. Il semble que le proverbe colle parfaitement au centre-droit : « Dieu me protège des amis, je me regarde des ennemis !

