Amenazas de mort et antécédents criminels : Des candidats controversés pour le Congrès de 2026
Une enquête récente conduite par Punto Final a mis en lumière des profils inquiétants parmi les candidats qui aspirent à intégrer la prochaine Chambre des députés. Ce rapport révèle des vidéos compromettantes, des accusations de menaces de mort, ainsi que des condamnations pour vol aggravé. Ces éléments soulèvent de sérieuses questions quant à l’intégrité des partis politiques concernés.
Le cas de Rolando Cueva García
Le candidat le plus controversé est Rolando Cueva García, représentant du parti Buen Gobierno à Lima. Sur des images diffusées, Cueva, titulaire d’un diplôme en ingénierie électronique, est vu brandissant une arme et tirant sur une cible imaginaire. D’autres vidéos le montrent en train de boire de l’alcool en roulant dans une camionnette.
Liens avec l’État
Au-delà des vidéos, Cueva est gérant de Promayers Energy SAC, une entreprise qui a réalisé plus de 2,5 millions de soles de chiffre d’affaires avec l’État, dont 1,7 million proviennent de sa propre alma mater, l’Université Nationale d’Ingénierie (UNI), où il a également été membre du Conseil Directif.
Menaces de mort et réactions
En juillet 2023, un ancien élève de l’UNI a déposé une plainte formelle contre Cueva pour menaces de mort. Selon son témoignage, il a été approché par Cueva et ses amis, qui l’ont pressé d’arrêter d’enquêter sur les contrats de l’entreprise, insinuant que lui et sa famille en subiraient les conséquences. L’ancien élève a avoué avoir pris la menace au sérieux, particulièrement à cause des vidéos violentes diffusées sur les réseaux sociaux.
En réponse à ces accusations, Cueva a tenté de se défendre, affirmant que l’arme présentée dans la vidéo n’était qu’un « briquet en forme de pistolet » et qualifiant le tout de « blague irresponsable ». Concernant les menaces, il s’est limité à dire qu’il ne participait à rien.
Déclin de candidature
Malgré le scandale, Cueva a annoncé son intention de retirer sa candidature. Cependant, le délai de retrait ayant expiré, son nom figurera toujours sur le bulletin de vote. Ce qui soulève des inquiétudes quant à la responsabilité des partis dans le choix de leurs candidats.
Autres candidats avec antécédents criminels
L’enquête a également révélé d’autres candidats aux antécédents criminels :
Diana Carhuamaca García (Partido Democrático Federal – Lima) : Candidature entachée par une condamnation pour vol aggravé. En 2018, elle avait été arrêtée pour avoir été trouvée en possession de vêtements volés dans une galerie commerciale.
Alessandra Olivera Sánchez (Cooperación Popular – Cusco) : Présidente du Comité National de Discipline de son parti, elle a une condamnation pour vol simple suite à une affaire où elle était accusée d’avoir volé des vêtements.
Segundo Ticlla (Fuerza Popular – Cajamarca) : Ancien maire avec une condamnation pour vol aggravé et un mandat en cours pour falsification idéologique.
Conclusion
L’absence de filtres dans le processus de sélection des candidats soulève des préoccupations majeures sur l’intégrité du système politique. Alors que les listes sont finalisées et que les délais de retrait sont écoulés, le jugement ultime reviendra aux électeurs lors des élections du 12 avril. Cette situation met en lumière l’importance de scrutin éclairé et responsable, à travers des choix conscients de la part des citoyens.

