Sa belle voix – de l’école de Sinéad, Dolores et Lourdes – et sa bonne performance live – qu’elle a déjà apportée au WiZink Center en première partie de Miss Caffeina – maintiennent l’attention sur la carrière de Maren, qui en est déjà à sa deuxième album. Le titre “Quel dommage” vient des derniers mots avec lesquels il a partagé ton arrière-grand-mèreparu dans un de ses clips vidéo.

L’artiste, qui vient d’avoir 22 ans, rassemble 10 chansons, dont certaines qu’elle sort depuis 2023. C’est une bonne nouvelle de retrouver dans le successeur de ‘Daisies and Lavender’ l’enivrant ‘Amaiera (ce qui t’attend)’, qui est sorti l’année dernière enveloppé dans des arrangements de cordes, à la manière des bandes originales de télévision des années 60 et 70, pour parler de l’urgence climatique.

Avec le producteur Edu Martinez, claviériste de Sidonie, Zahara ou La Cámara Roja, Maren développe en elle un certain penchant pour le psychédélisme de cette époque, que l’on retrouve également dans “Tú puede ver”. Mais si sur la reprise de « Qué lastima » elle s’apprête à prendre l’avion, c’est parce qu’elle est prête à s’aventurer, et d’autres chansons optent pour d’autres styles. L’un des meilleurs est « Acostumbrarme » avec Anne Lukin, avec basse et guitares post-punk, et encore une fois il faut souligner la chanson en basque, « Haginekaz ». Pour une raison quelconque, personne ne veut ressembler à Saint-Etienne, alors merci.

Les paroles de Maren se concentrent sur la vie quotidienne, même si parfois avec un point de vue très particulier. L’artiste explique que ses textes ne sont pas légers, mais qu’avec les chansons elle essaie de minimiser certains problèmes en plaisantant, et c’est pourquoi la courte ballade ‘Resort’ la voit attendre quelqu’un, en peignoir. C’est ainsi que se termine l’album.

L’une des chansons les plus entraînantes, « Corre, que el ray no te parta », nourrie par une boîte à rythmes, comprend cette révélation : « J’ai pris des photos des plantes, au cas où je ne pourrais pas les arroser / Elles resteront dedans ma mémoire, aussi parfaits soient-ils. Avec des images aussi concrètes de son quotidien ou encore sa chanson d’amour avec Victor Rossy du groupe Mälmo 040, ‘Plastify’, Maren tente de vous emmener dans son univers abstrait.





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