Les automobilistes aux prises avec d’anciennes amendes doivent patienter avant de célébrer la suppression ou l’annulation des pénalités et intérêts lorsque le montant en jeu dépasse le millier d’euros. Car parmi les mesures correctives que le ministère de l’Économie étudie pour la loi de finances, il y a un mécanisme qui confie aux maires la décision de clôturer les rapports non collectés. La nouveauté servirait à minimiser l’impact sur les comptes des maires, qui ont quantifié le coup à 300 millions d’euros et font évidemment pression pour que la perte soit indemnisée, mais aussi à résoudre un problème technique qui réapparaît ponctuellement à chaque déménagement et mise au rebut. : parce que les amendes sont justement des “sanctions”, et ne se prêtent pas au principe de la casse qui, pour éviter l’amnistie, annule pénalités et intérêts tout en maintenant l’obligation de payer l’impôt dû. Dans le cas des amendes, si la peine est supprimée, il n’y a plus rien à payer. Dans sa version définitive, la manœuvre devrait donc confier aux maires le choix d’annuler ou non, partiellement (intérêts) ou totalement, les anciennes amendes.
Les techniciens du Mef travaillent aussi sur les crypto-monnaies et les bénéfices supplémentaires
Mais il n’y aura pas que du scraping entre les mesures du chapitre fiscal sous revue. Les techniciens du Mef s’emploient déjà à fixer le coup sur les crypto-monnaies, les déclarations omises et les bénéfices supplémentaires 2022 à la lumière de l’arrêt rendu la semaine dernière par le Conseil d’État.
Alors que la pluie de 3 104 amendements parlementaires arrive à point nommé, malgré les tentatives de s’entendre entre la majorité et l’opposition sur un petit nombre de mesures correctives pour ne pas remettre en cause l’avancée forcée de la loi de finances (nous en reparlerons dimanche avec Les plus importantes viennent des propositions en cours de construction par le gouvernement, qui prennent évidemment la voie rapide pour approbation.
Décontribution pour l’embauche des moins de 36 ans
Parmi celles évoquées mercredi matin par le Premier ministre Meloni, accompagné du ministre de l’Economie Giorgetti, et des chefs de groupe de la majorité, ressort l’hypothèse d’un relèvement du plafond des allégements fiscaux de 6.000 à 8.000 euros pour l’embauche et la stabilisation des moins de 36 ans. (la baisse de cotisation concerne également les plus de 50 ans et les allocataires sociaux), pour parvenir à une réduction effective substantielle du coin fiscal dans ces cas. L’augmentation du plafond répond à une demande de Forza Italia, qui a une nouvelle fois réclamé une augmentation des pensions minimales, au moins sous une forme réservée aux plus de 75 ans. Sur ce point, cependant, le dernier mot sera donné aux chiffres élaborés par le ministère de l’Économie, déjà aux prises avec la révision de l’option des femmes d’exclure la variable enfants du calcul des exigences, dans un terrain déjà rendu étanche par la ruée des dépenses de sécurité sociale qui l’année prochaine elles atteindront 313 milliards selon l’Istat pour dépasser 352 milliards en 2025.
Chambre de contrôle sur la loi de finances
Les pistes politiques et comptables des évolutions de la manœuvre restent donc très étroites, et le sommet de mercredi n’a pas été en mesure de trancher toutes les questions ouvertes qui seront abordées par une salle de contrôle sur la loi de finances entre le gouvernement et la majorité. Ce qui prendra également en charge la nouvelle limite de paiement qui ne déclenche pas la pénalité lorsque le commerçant demande de l’argent. Lors de la rencontre avec les chefs de groupe, Meloni a réitéré sa volonté de redescendre du quota de 60 euros sans toutefois remettre en cause un principe qu’il juge indispensable, appuyant également la thèse avec les demandes reçues des commerçants qu’il rencontre au quotidien (sur le table est terminée l’affaire du marchand de journaux du premier ministre).

