L’extrait de minidossiers jusqu’à mille euros confiés jusqu’en 2015 s’arrête aux portes des Communes. Pour l’Imu et les autres taxes locales, en effet, l’annulation ne concernera que les intérêts moratoires et les pénalités, mais laissera intacte la taxe à payer. De plus, dans le cas des amendes, qui sont des “sanctions” par nature, le piège ne fera qu’arrêter l’intérêt. Le mécanisme sera automatique, mais pourra être stoppé par les Communes sur décision.

Travail du gouvernement

La loi de finances qui sortira des amendements de la Chambre prend forme dans les deux premiers blocs d’amendements du gouvernement. Les textes présentés hier après-midi par le sous-secrétaire à l’économie Federico Freni, qui seront illustrés aujourd’hui à la commission du budget des députés directement par le titulaire du compte Giancarlo Giorgetti, traitent beaucoup du fisc, du Sud, des collectivités locales et de la famille. Mais ils n’épuisent pas le travail du gouvernement qui devra s’achever aujourd’hui, à condition qu’ils trouvent le carré de la toiture sur les chapitres encore ouverts comme celui des retraites. Le tout en attendant que les votes se concrétisent lundi où l’épargnant d’entreprise avec le bouclier pénal pour fautes de forme devrait également se retrouver sous le feu des projecteurs.

Une solution de compromis

En matière de fiscalité, la nouvelle la plus importante vient sur l’annulation des anciens matchs inscrits au rôle, dans une solution de compromis qui tente d’éviter a priori le risque de 350 millions de répercussions sur les budgets municipaux. Les contribuables concernés, y compris ceux déjà embarqués à la casse, devront donc continuer à payer impôts et amendes, évitant seulement les aggravations causées par le retard avec lequel ils se présentent à la caisse. Juste pour donner aux maires le temps de décider, lo extrait réel reportée du 31 janvier au 31 mars, date à laquelle vient d’être reporté le délai d’approbation des budgets municipaux et des résolutions sur les taxes.

Un autre amendement élargit en revanche le périmètre de la suppression à d’autres sanctions que celles découlant de la fraude aux impôts et cotisations, initialement exclues de la mesure. Il s’agit, selon le rapport technique, d’environ 39 milliards d’arriérés, dont 17 au titre d’intérêts. Précisément ce deuxième chiffre mesure le revenu théorique auquel le correctif renonce, car dans le cas des sanctions la réduction à zéro ne concerne que les intérêts.

Les litiges en cours

Vient ensuite un double mouvement sur les litiges en cours. La clôture du litige est étendue aux accises, tant dans les deux premiers niveaux de jugement que dans les affaires portées devant la Cour suprême. Un autre rectificatif gouvernemental traite donc spécifiquement des contentieux devant la Cour suprême en prévoyant que les frais du jugement restent à la charge de celui qui demande l’extinction de l’affaire ; en cas de « non » à la fermeture, l’intéressé peut saisir la Cour suprême.



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