La consultation en ligne du Mouvement Cinq Étoiles a vu la participation de 54 000 électeurs et s’est terminée par la confirmation de la confiance dans le leader Giuseppe Conte, qui a obtenu 94 % des voix.
Pour l’ancien premier ministre, il se dirige vers une relance
Au cours des deux jours de consultation en ligne, les membres pentastellés ont été appelés à confirmer la direction politique du Mouvement (“vous êtes favorable à l’élection du professeur Giuseppe Conte, indiqué par le Garant, en tant que président du Mouvement 5 étoiles, également en répétition de la résolution adoptée les 5/6 août 2021, aux fins de confirmer/valider la résolution elle-même ainsi que l’activité menée”). Le vote a lieu après la décision du tribunal civil de Naples de contester la validité des premiers votes en ligne. L’ancien Premier ministre a précisé ces derniers jours qu’en présence d’un vote “étroit”, il aurait pris du recul en renonçant au leadership. Mais sinon, en cas de large confiance, de vouloir gérer le Mouvement avec une ligne non modérée et de ne plus accepter les divisions.
Les chiffres de la consultation passée
Déjà quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, le “quorum” virtuel de la moitié des électeurs autorisés à voter était un objectif établi (tout comme le nombre d’électeurs était déjà élevé : plus de 50 mille). Malgré l’interdiction de participation des inscrits depuis moins de six mois, le nombre de 5 étoiles admis au vote a néanmoins augmenté (environ 5 mille de plus) et cela rend plus difficile la comparaison avec les votes précédents, tant celui du 10 mars que celui du son nom l’été dernier. Quand, c’est-à-dire, il a été “acclamé” avec 92,8% des 67 064 électeurs qui avaient dit oui.
Un soutien à l’exécutif réaffirmé
Au cours de la journée, Conte a réuni le parti “en présence” en réunissant les comités politiques et thématiques au Centre scout de Rome. Le M5S “ne reculera pas” selon lui et continuera de dire qu’il est contre l’augmentation des dépenses militaires. Si cela pouvait conduire à une rupture avec l’exécutif dirigé par Mario Draghi, la réponse est non (“ce n’est pas le gouvernement de nos rêves mais nous le soutenons de manière responsable”). Pas de crise en vue, donc, mais le message que veut lancer l’ancien premier ministre est celui de l’unité par rapport à un thème, celui du « non » au réarmement, devenu désormais un mantra des 5 Etoiles.

