Unanimité à la Chambre pour la première approbation de la Chambre du projet de loi contre la violence envers les femmes. Le feu vert est tombé avec 190 voix pour, si bien que le ministre de la Famille et de l’Égalité des chances Eugénie Roccella elle s’est dite “enthousiasmée” par un tel engagement participatif : “la loi sera efficace, salvatrice et donnera la possibilité aux femmes de ne plus se sentir seules”. La disposition, actuellement examinée par le Sénat, est le résultat du texte gouvernemental proposé par le ministre dans le cadre réglementaire tracé par le « Code rouge ». Il renforce la législation contre les harceleurs et les personnes violentes pour éviter l’apparition de « délits d’espionnage », renforce les outils de prévention pour contrer les dynamiques qui précèdent malheureusement les cas de féminicides.
Malé (Fdi) : une bonne proposition avec des mesures fortes et efficaces
La question de la lutte contre les violences de genre est trop importante, le président de la commission et rapporteur de la disposition le répète à plusieurs reprises, Ciro Maschio (FdI), qui considère depuis le début comme une priorité d’aboutir à un texte partagé. Le parlementaire se satisfait « d’une unanimité qui, jusqu’à hier, n’était pas du tout acquise » : « C’est un bon projet de loi avec des mesures fortes et efficaces également pour la phase préventive et de précaution ».
Roccella, travail sur la prévention culturelle et la formation des opérateurs
Cette disposition, explique Roccella, « n’épuise pas les efforts du gouvernement et du Parlement contre la violence. Il faut travailler sur la prévention culturelle, il faut travailler sur la formation des opérateurs, sur la collecte des données, sur l’accueil des victimes, sur la diffusion du numéro vert 1522, sur l’éducation au respect, sur la notion de consentement. Nous faisons tout cela, nous ferons tout cela ensemble. »
Arrêter la traînée de la douleur concerne tout le monde
«La violence contre les femmes est ancienne, mais elle a aujourd’hui pris de nouvelles formes, adaptées à l’époque dans laquelle nous vivons, à la nouvelle liberté féminine que beaucoup d’hommes ne parviennent toujours pas à accepter. Les chiffres sont vraiment impressionnants, mesurés comme une triste litanie : en moyenne, une femme est tuée tous les trois jours. Bien que l’Italie soit parmi les pays qui disposent des meilleures données au niveau européen, l’impression que l’on a en lisant l’actualité, et surtout en écoutant les opérateurs sur le terrain, est celle d’une traînée de douleur et d’oppression qui semble imparable. Au lieu de cela, nous voulons l’arrêter. Et aujourd’hui, nous faisons tous ensemble un pas important dans cette direction”, a déclaré le ministre Roccella, intervenant lors du débat sur le projet de loi anti-violence.
L’arrestation pour flagrant délit a été reportée
Le texte prévoit le renforcement des outils de prévention – alerte, bracelet électronique, distance minimale d’approche, surveillance dynamique – avec leur application aux délits dits d’espionnage. Par exemple, utilisation du bracelet électronique, avec prison en cas de falsification. Distance d’au moins 500 mètres des lieux fréquentés par la victime. L’objectif est d’empêcher la perpétration de violences. Des délais serrés, aussi rapides et sûrs que possible, pour l’évaluation des risques par le pouvoir judiciaire et pour l’éventuelle application conséquente de mesures de prévention et de précaution contre les délinquants violents potentiels. Le report des flagrants délits approche, de nouvelles règles sont en place pour favoriser la spécialisation des magistrats en la matière et la formation des opérateurs qui, à divers titres, sont appelés pour des raisons professionnelles à entrer en contact avec les victimes.


