L’UE discutera mercredi de l’ajout d’Herman Gref, le chef de la Sberbank russe, et de l’oligarque de l’aluminium Oleg Deripaska à sa liste de sanctions alors qu’elle cherche à serrer la vis aux entreprises russes après l’invasion de l’Ukraine.

Alexander Shulgin, le chef de la plate-forme de commerce électronique russe Ozon, Boris Rotenberg, l’un des plus proches associés commerciaux du président Vladimir Poutine et Said Kerimov, qui contrôle le plus grand mineur d’or russe Polyus, seront également inscrits sur la liste, selon un projet de document vu par le Financial Times.

Deux des filles de Poutine doivent également être ajoutées à la liste des personnes frappées par des gels d’avoirs et des interdictions de voyager par le bloc si elle est approuvée par les ambassadeurs de l’UE. La liste n’est pas définitive et pourrait encore évoluer avant sa mise en vigueur.

Ekaterina Tikhonova et Maria Vorontsova, les filles de Poutine issues de son premier mariage, doivent faire l’objet de sanctions pour avoir bénéficié de fonds du gouvernement russe, selon le projet de liste.

L’UE intensifie ses sanctions en ciblant les importations de charbon russe et en élargissant ses restrictions sur le secteur bancaire du pays alors qu’elle répond aux allégations d’atrocités commises par l’armée russe en Ukraine, notamment dans la ville de Bucha près de Kiev.

La dernière série de mesures devrait également inclure des interdictions d’exportation d’une valeur de 10 milliards d’euros dans des domaines tels que les ordinateurs quantiques et les semi-conducteurs avancés et des interdictions d’une valeur de 5,5 milliards d’euros sur des produits tels que le bois, le ciment, les fruits de mer et l’alcool.

L’UE ne devrait pas frapper les exportations de pétrole russe dans le cycle actuel de sanctions, mais les responsables discutent des moyens d’inclure le secteur dans les futurs cycles de sanctions.

Deripaska, qui contrôlait le plus grand producteur d’aluminium russe Rusal avant que les sanctions américaines en 2018 ne l’obligent à diluer sa participation dans l’entreprise, est inclus dans le projet de liste pour sa propriété d’un certain nombre de sociétés d’armement qui, selon l’UE, ont fourni des armes utilisées dans l’invasion de Ukraine.

Rotenberg, un citoyen finlandais, a fait fortune grâce aux appels d’offres et aux contrats des compagnies pétrolières et gazières contrôlées par l’État. Lui et son neveu, Igor, devraient faire l’objet de sanctions pour leurs liens étroits avec Poutine. Arkady Rotenberg, le frère de Boris, est déjà sous sanctions.



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