Francfort (Reuters) – Après la faillite du groupe financier Wirecard, l’organisation d’investisseurs DSW a déposé une importante demande de dommages-intérêts contre les commissaires aux comptes EY Deutschland et EY Global.
Le procès contient des demandes de dommages-intérêts émanant de plus de 13 000 investisseurs institutionnels et privés de Wirecard, pour un volume de réclamations de plus de 700 millions d’euros, a indiqué le DSW. Le document avec annexes comprend plus de 80 000 pages. Grâce à un modèle de fondation néerlandais et à l’implication de financiers britanniques en matière de litiges, les investisseurs n’auraient aucun risque de coût ; ce n’est qu’en cas de succès qu’une partie du produit obtenu grâce à un jugement ou à un règlement serait répercutée.
Le processeur de paiement Wirecard, alors coté en bourse, qui était inclus dans le DAX, s’est effondré en juin 2020 lorsqu’il a été découvert qu’il manquait 1,9 milliard d’euros sur les comptes séquestres en Asie. L’ancien patron Markus Braun et deux autres ex-managers sont accusés de falsification de comptes et de fraude en bande. Il n’y a eu initialement aucun commentaire de la part du commissaire aux comptes EY, qui approuve depuis des années les bilans de l’entreprise d’Aschheim près de Munich.
(Rapport d’Olaf Brenner et Tom Sims, édité par Elke Ahlswede. Si vous avez des questions, veuillez contacter notre équipe éditoriale à [email protected] (pour la politique et l’économie) ou [email protected] (pour les entreprises). et marchés)

