Len Espagne a annoncé que va légiférer sur l’oubli oncologique avec une disposition qui, à partir de juin, supprimera l’obligation de déclaration avoir été atteint d’un cancer au moment de la signature des contrats.
Oubli oncologique, l’Espagne annonce la loi
Ce nouveau droit touchera toutes les personnes guéries qui ils n’ont pas rechuté depuis cinq ans avant la date de signature du contrat.
La loi, qui existe déjà dans certains pays, s’aligne sur la stratégie européenne de lutte contre le cancer, qui recommande aux États membres de mettre en œuvre mesures pour éviter la discrimination des survivants à cette maladie avant 2025.
La règle que les socialistes espagnols soumettront au Congrès et au Sénat pour approbation est conforme à la stratégie européenne de lutte contre le cancer (Getty)
Une obligation injuste qui crée une discrimination
Aujourd’hui, en effet, pour solliciter de nombreux services, comme la souscription d’assurances et l’obtention de crédits immobiliers, même si vous êtes déjà guéri, il est nécessaire de déclarer que vous avez eu un cancer, ce qui est souvent conduit au gaspillage ou augmentation des récompenses. Une injustice qui crée de graves discriminations à l’encontre de ceux qui ont souffert de ces pathologies graves.
Dans d’autres pays, l’oubli oncologique est déjà une réalité et aussi un projet de loi a été présenté en Italie pour l’introduire.
Qu’est-ce que l’oubli oncologique
C’est le droit d’un patient guéri d’un cancer de ne pas fournir d’informations sur sa maladie. En effet, il existe des circonstances dans lesquelles ces informations sont strictement demandées: lors d’un entretien d’embauche, lors de la signature d’un contrat de prêt ou d’assurance. Avoir été malade d’un cancer se traduit souvent par un surcroît pour la personne atteinte pleine de souffrances économiques, sociales mais aussi psychologiques.
Certains pays ont déjà inclus ce droit dans leurs systèmes juridiques. France, Luxembourg, Belgique, Hollande, Portugal et Roumanie ont déjà promulgué une loi pour protéger les citoyens guéris d’un cancer.
Dans ces pays, les banques et les assurances ne peuvent pas demander d’informations sur les pathologies antérieures de leurs clients, à condition qu’un certain temps se soit écoulé depuis la guérison.
Où sommes-nous en Italie ?
Un projet de loi à cet effet a été déposé au Sénat et bien qu’il n’ait pas expiré, il n’est pas actuellement programmé par la commission de la justice.
Le texte réclame « le droit des personnes qui ont été touchées par une pathologie oncologique ne pas subir de discrimination dans l’accès à l’adoption des mineurs et aux services bancaires et d’assurances « alors que dix ans se sont écoulés sans récidive ».
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