Les séquelles risquent désormais de se faire sentir. A l’intérieur de Forza Italia mais aussi dans la Ligue, dans le Parti démocrate, chez la Conquestelle et même dans les nouvelles formations comme le troisième pôle qui enregistre déjà les adieux de l’ancien maire de Parme Federico Pizzarotti. La liste des malheureux est en effet très longue, bien plus longue que par le passé. Les coupes imposées par la mise en place de la réforme constitutionnelle qui a réduit le nombre de parlementaires à 600 et les choix souvent non partagés par les territoires pourraient s’avérer être un boomerang.

Dans la soirée de Silvio Berlusconi en particulier, les “sacrifices” décidés entre Rome et Villa Certosa par Cavaliere et ses fidèles (Antonio Tajani et Licia Ronzulli, les deux chefs de groupe, Paolo Barelli et Anna Maria Bernini) ont été vécus par beaucoup comme une véritable trahison. De Giuseppe Moles, actuel sous-secrétaire à l’édition qui en Basilicate a dû céder la place à la présidente du Sénat Elisabetta Casellati détournée de la Vénétie vers le sud pour faire place au Bernin à Padoue, à Simone Baldelli, Renata Polverini et Andrea Ruggeri tandis qu’Annagrazia Calabria et Sestino Giacomoni et aussi Valentino Valentini sont des candidats mais à risque. A l’appui d’un communiqué, les jeunes de Forza Italia expriment publiquement “une déception et une profonde amertume” face à l’exclusion totale des jeunes cadres. Il y aura à la place quelques nouvelles entrées dont Rita Dalla Chiesa et le président de la Lazio Claudio Lotito et aussi l’ancien joueur de la Ligue du Nord Flavio Tosi qui courra à Vérone ainsi qu’un autre ancien membre du Carroccio, Roberto Cota, dans le Piémont. Quant à Silvio Berlusconi, comme déjà mentionné, il est candidat dans diverses circonscriptions du Nord comme du Sud pour un siège au Sénat et, comme lui, de multiples nominations pour sa camarade Marta Fascina et les grands noms de la Fi.

Dans la Ligue d’autre part, la haute direction et les représentants du gouvernement ont tous été renommés. Beaucoup de femmes, peu d’étrangers. Le mécontentement est pourtant là car même ici les coupes ont été lourdes. Parmi les exclus, en particulier des parlementaires proches de Giancarlo Giorgetti tels que l’ancien président de Copasir Raffaele Volpi tandis que tout le groupe qui s’occupe de la fiscalité – il est connu de via Bellerio – d’Alberto Siri à Massimo Bitonci de Claudio Borghi à Alberto Gusmeroli étaient candidats comme ainsi que Giulia Bongiono, Alberto Bagnai. Umberto Bossi sera plutôt leader à la Chambre à Varèse.

Dans le Pd au dernier moment, l’actuel sous-secrétaire Enzo Amendola et le constitutionnaliste Stefano Ceccanti ont été récupérés. Alors que les frères Pittella ainsi que le sénateur Dario Stefano ont déjà dit au revoir au parti d’Enrico Letta qui, après le revirement de Calenda, doit désormais également s’occuper des M5 en Sicile. Letta affirme avoir partagé la décision des listes : “Nous sommes le seul parti qui a voté pour les listes dans une Direction de 200 personnes qui était massivement favorable”, a déclaré le secrétaire qui se présentera en Vénétie et en Lombardie. En parlant de M5, ici la déception est avant tout chez ceux qui ont participé aux parlementaires et ont été candidat mais de nombreuses fois à des postes impossibles pour faire place à des gens plus proches du sommet et notamment à Conte qui est aussi candidat dans plusieurs collèges ..

Parmi les déçus on a dit de Pizzarotti et comme lui aussi l’ancien maire de Milan Gabriele Albertini qui a décidé de couper les ponts avec Carlo Calenda ainsi que le député sortant Antonio Lombardo a fait ses adieux à Luigi Di Maio et à l’engagement citoyen.



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