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Manifestation du 1er Mai à Málaga

Les dirigeants syndicaux de la UGT et des CCOO, Pepe Álvarez et Unai Sordo, ont participé ce vendredi à la manifestation du 1er Mai à Málaga. L’événement a été déplacé cette année vers l’avenue Manuela Agustín Heredia, coïncidant avec le lancement de la campagne électorale pour les élections du 17 mai.

Un appel à l’action sous un slogan fort

Avec le slogan “Droits, pas de tranchées. Salaires, logement et démocratie”, les leaders syndicaux ont été rejoints par des figures politiques importantes, dont la vice-présidente et ministre du Travail Yolanda Díaz et la ministre de l’Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations, Elma Saiz. Des candidats du PSOE et de Por Andalucía, tels que María Jesús Montero et Antonio Maíllo, étaient également présents.

Les enjeux de la revendication

Avant le début de la marche, les dirigeants syndicaux ont insisté sur la nécessité de “redistribuer les richesses en Espagne”. Ils ont abordé des problématiques telles que les salaires insuffisants et la grave question du logement, soulignant que ce 1er mai est “plus international que jamais”.

La participation : un défi à relever

Malgré l’appel à la mobilisation, les syndicats n’ont pas réussi à remplir la plaza de la Constitución à Málaga. Pendant que Pepe Álvarez s’adressait à l’assemblée, de nombreux participants ont quitté la place. Le beau temps et la proximité de la plage ont sans doute joué un rôle dans cette désaffection.

Les revendications salariales

Dans son discours, Álvarez a affirmé que les entreprises réalisent des profits “comme elles n’en avaient pas connus depuis longtemps”. Il a exhorté à une augmentation des salaires, déclarant que “il faut faire en sorte que les salaires augmentent”, surtout dans un contexte de hausse des prix et d’insécurité croissante.

Vers un nouvel accord salarial

Les syndicats ont appelé la patronat à négocier un nouveau contrat salarial pour les trois prochaines années. Ils proposent des augmentations annuelles fixes de 4%, avec des points supplémentaires pour certaines tranches salariales plus modérées.

Un appel à l’intervention publique

Les syndicats réclament également un pacte social et politique ainsi qu’une “intervention publique décidée” pour garantir un accès à un logement digne. Ce dernier point est devenu une “urgence sociale”, accentué par la spéculation immobilière.

Un 1er Mai sous le signe des élections

Cette journée de manifestation a aussi été marquée par une forte connotation politique, avec des slogans exprimant un soutien à la santé publique et appelant à “éjecter la droite” de la Junta, illustrant ainsi l’impact des élections à venir sur les préoccupations des travailleurs.



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