L’arbre d’investissement du Pnrr essaie de se diversifier à tous les niveaux administratifs sans négliger les plus petites communes. La confirmation vient de l’enquête menée pour Il Sole 24 Ore par l’Ifel, l’Institut de la finance et de l’économie locale de l’Anci, à travers la nouvelle plateforme Easy lancée la semaine dernière.
Les petites communes reçoivent 24,3% des ressources reversées aux maires
Jusqu’à présent, les Communes ont été bénéficiaires de fonds pour 31,67 milliards d’euros, évidemment la grande majorité des 34,1 milliards alloués aux collectivités locales, qui comprend également les villes métropolitaines, les Unions de Communes et les communautés de montagne (puis il y a les Provinces, à l’exclusion mais de cette enquête). Le chiffre clé concerne cependant les petites communes, soit 70 % des mini-administrations qui n’atteignent pas 5 000 habitants : 7,7 milliards d’euros leur sont adressés, soit 24,3 % des ressources transférées aux maires.
Le chiffre est gigantesque si on le rapporte à la taille de ces entités. Mais cela dénote d’abord une large participation, soulignée par le fait que le montant moyen des missions par habitant ne dépasse pas 195 780 euros. Ce niveau unitaire se retrouve plus ou moins dans toute l’Italie, dans une fourchette qui varie d’une moyenne de 246 550 euros en Campanie à 155 049 euros en Sardaigne. La répartition par secteur est plus variée, puisque les missions moyennes de la Mission 4 dédiée à l’Enseignement et à la recherche valent 931 326 euros alors que celles de la Mission 1 sur la Digitalisation, la culture et le tourisme s’arrêtent à 58 005.
En tout cas, ces chiffres indiquent que les mini-municipalités ont déjà reçu plus de 39 000 allocations de ressources, qui peuvent inclure un nombre encore plus grand de projets, car dans de nombreux cas une seule allocation finance un groupe d’interventions homogènes.
Une telle photo peut alimenter les critiques déjà lancées ces dernières semaines sur un excès de « morcellement » des investissements financés avec les ressources communautaires de Next Generation Eu. La surprise paraît cependant déplacée si l’on considère, par exemple, que parmi les volets de l’intervention nationale alors couverts ex post en remplacement par les ressources du Pnrr figure le « fonds des petits travaux », ce mécanisme de financement central des micro-investissements par les administrations locales. Si un fonds explicitement dédié aux “petits travaux” entre dans le Pnrr, c’est alors compliqué que le Plan ne soit pas morcelé.


