LUXEMBOURG (dpa-AFX) – Selon la volonté des Etats de l’UE, les journalistes et les militants des droits de l’homme devraient être mieux protégés contre les poursuites injustifiées. Lors d’une réunion à Luxembourg vendredi, les ministres de la justice ont convenu que les juges devraient pouvoir rejeter les affaires judiciaires manifestement infondées dès que possible, selon un communiqué du Conseil des ministres. Il s’agit d’une étape cruciale pour mieux protéger la liberté d’expression dans l’UE et le travail des journalistes et des militants.
Le ministre fédéral de la Justice, Marco Buschmann (FDP), a déclaré que l’intimidation et les menaces aux dépens de la liberté de dénonciation étaient inacceptables. La liberté de la presse, des médias et la liberté d’opinion sont un atout précieux.
Plus précisément, les plans portent sur les soi-disant poursuites en justice. La forme abrégée Slapp signifie “Poursuites stratégiques contre la participation publique”. Selon le Conseil des ministres, ces affaires, visant à intimider ou faire taire les personnes qui s’expriment sur des questions d’intérêt public, se multiplient.
On dit aussi souvent que les journalistes sont épuisés financièrement par de telles procédures. Selon la volonté des pays de l’UE, les tribunaux devraient donc pouvoir décider que les plaignants giflants doivent supporter les frais d’une procédure et l’avocat de la victime. Il a également été déclaré vendredi que les juges devraient pouvoir imposer des sanctions dissuasives aux plaignants. Selon un rapport d’une coalition d’organisations non gouvernementales de toute l’Europe (Case), 570 affaires de gifles de ce type ont été déposées dans plus de 30 juridictions européennes entre 2010 et 2021.
L’accord des États de l’UE reposait sur une proposition de la Commission européenne. Il doit maintenant être coordonné avec le Parlement européen./sza/DP/mis

