Première journée de la grève médicale de 2026
Près de 175 000 médecins et professionnels de santé en Espagne participent à cette première journée de grève médicale de 2026 contre le Statut Marco. Annoncée depuis novembre de l’année précédente, cette grève fait suite à une mobilisation nationale de quatre jours organisée en décembre par des syndicats tels que la Confédération Espagnole des Syndicats Médicaux (CESM) et le Syndicat Médical Andalou (SMA). L’objectif de cette grève est de maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il ne laisse pas le conflit autour de la réforme du Statut Marco s’estomper.
Une grève de portée autonome
Cette grève a un caractère autonome, mobilisant seulement les médecins de certaines communautés autonomes comme Madrid, Catalogne, Pays Basque, Galice, Navarre, Communauté Valencienne, Murcie et Asturies. Malgré l’absence d’une convocation officielle par la CESM et le SMA, les syndicats régionaux regroupés au sein de l’Agrégation Pour un Statut Médical et Facultatif (Apemyf) ont affirmé leur unité et leur détermination à poursuive des actions collectives, avec un calendrier de mobilisations en préparation.
Des revendications claires
Les médecins ne sont pas satisfaits des négociations en cours avec le Ministère de la Santé et les syndicats conventionnels. Ils réclament un statut et un cadre de négociation spécifiques, la réduction des gardes de 24 heures, une rémunération adéquate pour ces heures et la mise en place de journées de travail de 35 heures, entre autres revendications. Selon eux, les améliorations proposées sont jugées insuffisantes et ne corrigent pas les discriminations persistantes liées au Statut Marco.
Perspective des syndicats
Angela Hernández, secrétaire générale d’Amyts, syndicat majeur de Madrid et porte-parole d’Apemyf, a exprimé que les propositions actuelles maintiennent les médecins dans une sorte de “semi-esclavage”, une situation dénoncée depuis l’adoption du Statut Marco en 2003. Elle souligne que le problème ne concerne pas seulement le ministère de la Santé, mais implique également d’autres ministères tels que ceux de la Fonction publique et des Finances.
Manifestations et mobilisation dans diverses régions
Les manifestations ont également eu lieu en dehors de Madrid. À Barcelone, le syndicat Metges de Catalunya a convoqué deux jours de grève en janvier, mobilisant environ 1 000 médecins. Les slogans entendus lors de ces manifestations reflètent le mécontentement, notamment “Moins de cravates, plus de blouses” et “Pas de vocation, mais de l’exploitation”.
Soutien généralisé et engagement continu
Les leaders syndicaux appellent à un renforcement de la solidarité intersindicale, tout en attirant l’attention sur le traitement inégal dont les médecins font l’objet. Malgré une mobilisation massive, les syndicats mettent en avant le respect des services minimums pour assurer la continuité des soins aux patients, affirmant leur engagement à garantir que personne ne soit laissé sans assistance médicale, même en période de grève.
Conclusion : Vers un changement nécessaire
La situation actuelle des médecins en Espagne souligne la nécessité d’une réforme urgente et complète de leur statut. Les grévistes insistent sur l’importance d’une reconnaissance professionnelle adéquate, reflet d’un système de santé qui valorise réellement ses praticiens. La lutte de 2026 pourrait marquer un tournant décisif dans la défense des droits des médecins en Espagne.

