Le combat contre la Cochliomyia hominivorax

Récemment, les États-Unis ont mis en place un plan ambitieux pour lutter contre la Cochliomyia hominivorax, également connue sous le nom de mouche des screwworms. Cette mouche, en phase larvaire, est responsable d’une maladie parasitaire qui touche principalement le  bétail , mais qui peut également, dans certains cas, affecter les  humains . L’initiative vise à endiguer la propagation de ce fléau, qui représente une menace sérieuse pour l’industrie  agricole .

Une méthode éprouvée : l’irradiation

L’une des techniques choisies pour lutter contre cette mouche est l’ irradiation . En effet, plutôt que d’opter pour des méthodes modernes comme la  modification génétique , les autorités ont décidé d’utiliser une technologie éprouvée depuis les années 1970. Pour atteindre l’ stérilisation  des mouches, les larves sont d’abord élevées jusqu’à devenir des pupes. Celles-ci sont ensuite placées dans un cylindre de métal pour être introduites dans une chambre d’irradiation  gamma , où elles reçoivent une dose de  rayons X  suffisamment forte pour atteindre 95% de stérilité sans compromettre leur survie.

Moscas

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Distribution des mouches stériles

Une fois stérilisées, les mouches doivent être transportées vers les zones touchées, notamment le sud du Texas et le Mexique. Pour s’assurer qu’elles arrivent à l’état adéquat, les pupes sont conservées à une température de 10 degrés pour ralentir leur  métamorphose . Ces mouches stériles sont ensuite libérées depuis des avions. Lorsque la température augmente, les mâles stériles émergent, prêts à entrer en contact avec les femelles, mais ne produisant pas de progéniture.

Pourquoi éviter les mouches transgéniques ?

La  stérilisation  d’insectes par irradiation est une méthode qui a fait ses preuves et est largement utilisée. La modification génétique, bien que potentiellement plus efficace et moins coûteuse, n’est pas encore prête pour une production de masse. De plus, elle pose des défis réglementaires, car elle nécessiterait l’approbation des autorités américaines et mexicaines. Actuellement, le cadre légal pour la libération d’insectes stériles ne prend pas en compte les espèces génétiquement modifiées, ce qui compliquerait davantage le processus d’approbation.

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Les implications de la menace

La Cochliomyia hominivorax est surnommée le «  gusano barreno del ganado  » en raison de son impact dévastateur sur l’élevage. Les femelles pondent leurs œufs dans les blessures et les muqueuses des animaux, et les larves se nourrissent de leur chair, provoquant des blessures parfois mortelles. Selon des experts en médecine vétérinaire, ces larves peuvent tuer une vache de 450 kilos en seulement deux semaines. Bien que cette plaine soit principalement un problème en Amérique du Sud, les États-Unis ne sont pas étrangers à cette menace ; elle avait été erradiquée par le passé et un petit épisode a été signalé en  Floride  en 2017.

Une nécessité urgente

Face à cette situation, le temps presse. Bien que la recherche sur des techniques transgéniques soit prometteuse, la réapparition du gusano barreno dans le sud du Mexique incite les autorités à agir rapidement. Bien qu’aucun cas n’ait été détecté près de la frontière, les États-Unis s’efforcent de réduire tout risque. En plus de libérer des mouches stériles, des mesures supplémentaires, telles que le renforcement des contrôles lors du transport d’animaux et la coopération avec le Mexique pour améliorer la surveillance, seront mises en place.

Cette initiative représente un bel exemple de l’engagement des États-Unis pour protéger non seulement leur industrie agricole, mais également la santé publique face à une menace potentielle croissante.



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