La Retour des États-Unis en Amérique Latine
L’interdépendance entre les États-Unis et l’Amérique latine est à la fois essentielle et inévitable. Ceux qui encouragent la confrontation, souvent en se basant sur une narrative anti-impérialiste, cherchent généralement à protéger les intérêts des dictatures régionales et à permettre une pénétration extra-hémisphérique. Ce siècle a débuté par un retrait des États-Unis de la région, laissant place à des acteurs criminels qui ont usurpé la politique. Pourtant, la « Stratégie de Sécurité Nationale » et des actions concrètes témoignent du retour des États-Unis en tant que partenaire incontournable.
Une Relation Historique Complexe
La relation entre l’Amérique latine et les États-Unis a été tumultueuse. Après la « Guerre Froide », la Première Cumbre des Amériques de 1994 a marqué le début d’une politique d’intégration fondée sur des intérêts communs, des valeurs de liberté, de démocratie et de libre-échange. Les succès dans la lutte contre le narcotrafic en Colombie, au Pérou et en Bolivie, ainsi que l’établissement de traités de libre-échange, ont renforcé cette dynamique.
Les Conséquences du 11 Septembre
Le 11 septembre 2001, alors que la « Carta Democrática Interamericana » était signée, des attaques terroristes frappaient les États-Unis. Bien que ces événements aient eu un impact, c’est la réaction des États-Unis, axée sur la lutte contre le « terrorisme islamique », qui a marqué un tournant. Ce revirement a entraîné un abandon progressif des engagements envers l’Amérique latine et une mécompréhension des projets politiques de leaders comme Hugo Chávez et Fidel Castro.
Expansion des Régimes Dictatoriaux
Les vingt-cinq premières années de ce siècle ont été marquées par la montée du pouvoir criminel, avec Cuba en tête, soutenue par Hugo Chávez. Ce modèle s’est étendu à des pays comme le Venezuela, le Nicaragua, et le Mexique. Des gouvernements aux tendances dictatoriales se sont installés, établissant un climat de méfiance envers les États-Unis et les démocraties de la région.
La Cumbre de Panama et l’Iran des Dictatures
La Cumbre de Panama de 2015 a été un moment charnière lorsque Raúl Castro a été reconnu comme leader régional par Barack Obama. Cet événement a facilité la réinstallation des relations diplomatiques, mais a aussi permis à la criminalité organisée de solidifier son emprise sur l’international.
La Réponse Américaine et la Stratégie de Sécurité
Face à la montée du crime organisé, notamment aux influences de la Chine et de la Russie dans la région, les États-Unis ont alteré leur politique extérieure. La « Stratégie de Sécurité Nationale » signalise un retour actif, avec une intention claire d’éradiquer la criminalité dans les sphères politiques, un aspect crucial pour la sécurité nationale américaine.
Conclusion
La dynamique actuelle entre les États-Unis et l’Amérique latine souligne l’urgence d’établir des relations constructives face à une menace grandissante. Alors que le paysage géopolitique évolue, il est impératif que les États-Unis prennent des mesures proactives pour restaurer la démocratie et la sécurité dans la région.

