Accord entre les États-Unis et le Danemark pour de nouvelles bases militaires en Groenland

Un récent développement dans les relations internationales a vu les ministres des Affaires étrangères du Danemark et de la Groenland, Lars Løkke Rasmussen et Vivian Motzfeldt, rencontrer des responsables américains à Washington en janvier dernier. L’objectif de cette réunion était d’établir un groupe de travail visant à créer un nouveau cadre de défense pour la protection de l’île arctique, en réponse aux ambitions expansionnistes de l’ex-président Donald Trump.

Négociations en cours pour trois nouvelles bases

À la suite de ces discussions, des négociations discrètes, mais prometteuses entre les États-Unis et le Danemark ont été initiées. Ces pourparlers visent à obtenir l’accès à trois nouvelles zones de défense en Groenland, ajoutant ainsi des bases militaires à la Base spatiale Pituffik, également connue sous le nom d’ancienne Base aérienne Thule. Située dans le nord-ouest de l’île, Pituffik est actuellement sous administration danoise.

Le général Gregory Guillot, chef du Commandement Nord des États-Unis, a indiqué lors d’une audience au Sénat que les représentants danois et groenlandais faisaient preuve d’une coopération remarquable, affirmant que toutes les demandes américaines étaient satisfaites.

Vers une solution diplomatique?

Les récents développements semblent indiquer que la crise en Groenland, considérée comme la plus significative de la politique étrangère danoise depuis des décennies, pourrait se diriger vers une résolution négociée. Toutefois, des questions concernant l’exploitation des ressources et l’accès chinois à l’île restent encore non résolues.

Marc Jacobsen, chercheur à l’Institut de Stratégie et études de guerre, a souligné l’importance des échanges entre les hauts responsables militaires danois et américains, qualifiant cela d’élément positif pour le Danemark.

Incertitude sur l’emplacement des nouvelles bases

Lors de l’audience au Sénat, le général Guillot n’a pas précisé les sites possibles des nouvelles bases. Jacobsen a proposé trois localisations potentielles : Narsarsuaq, avec son port en eaux profondes dans le sud ; Kangerlussuaq, au sud-ouest, capable d’accueillir de grands avions ; et une autre zone près de Pituffik.

Un point clé de l’audience fut la confirmation que l’accord de défense de 1951, toujours en vigueur, couvrait déjà les besoins de défense américains, rendant ainsi inutile la création de nouveaux traités. Cela est essentiel pour rassurer Copenhague, qui avait exprimé des préoccupations concernant la position stratégique de Groenland.

Une coopération renforcée

Le général Guillot a explicitement déclaré que les États-Unis ne cherchaient pas à posséder la Groenland pour atteindre des objectifs militaires, un message que l’administration danoise souhaite faire passer à Washington depuis un certain temps. Le ministre Løkke, dès le début des tensions, avait déjà rappelé l’historique des bases américaines sur l’île, soulignant que l’accord de 1951 offre une grande marge de manœuvre aux États-Unis.

En conclusion, la perspective de l’établissement de nouvelles bases militaires en Groenland représente un pas significatif dans la coopération entre le Danemark et les États-Unis. Les prochaines étapes dépendront de l’évolution des négociations et des questions stratégiques qui demeurent à résoudre.



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