Si Luciano Pavarotti était né aujourd’hui, le ténor aurait pu s’appeler Luciano Venturi Pavarotti. La Cour constitutionnelle d’Italie décidé mercredi que les enfants italiens reçoivent les noms de famille des deux parents. Ils ne peuvent s’en écarter que si les deux parents sont d’accord.

“Discrimination et atteinte à l’identité de l’enfant”, la Cour a qualifié la règle qui s’appliquait auparavant, selon laquelle l’enfant recevait le nom de famille du père dans tous les cas. La décision fait référence aux articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui énoncent le droit à la vie familiale et l’interdiction de la discrimination.

L’Italie devance les Pays-Bas : à l’heure actuelle, un enfant néerlandais reçoit toujours automatiquement le nom de famille du père ou, sur demande, celui de la mère. À la fin de l’année dernière, le ministre de l’époque Sander Dekker (Protection juridique, VVD) a présenté un projet de loi visant à autoriser les doubles noms de famille aux Pays-Bas.

On ne sait pas encore ce qui se passe si les deux parents sont du même sexe, ou quel sera l’ordre si les deux parents ne prennent pas de décision. Il appartient maintenant au parlement italien de résoudre ces questions par une nouvelle législation. Elena Bonetti, la ministre italienne de l’égalité des chances et de la famille, encourage le Parlement dans un post sur Facebook à franchir ce “pas fondamental” vers l’égalité des droits. “Aujourd’hui nous rappelle que le temps du changement est venu.”

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