Cinq destinations idéales pour observer les oiseaux migrateurs en hiver
Entre novembre et février, de nombreux paysages aquatiques se transforment en refuges essentiels pour les bandes d’oiseaux en provenance du nord du continent. Ce phénomène, lié aux changements dans la durée du jour et à la disponibilité de nourriture, est une réponse génétique des oiseaux. Le climat de la péninsule fait de l’Espagne un point de rendez-vous important pour le tourisme ornithologique en hiver.
Les marais de Doñana
Les Marismas de Doñana, en Andalousie, sont parmi les zones humides les plus grandes et influentes d’Europe. Les premières pluies d’automne attirent une multitude d’espèces telles que les canards, les oies, les flamants roses et les hérons. Le náser commun est particulièrement présent, surtout entre octobre et février.
Les ornithologues peuvent observer le vol des oiseaux en grand nombre au-dessus des lagunes, tandis que les flamants, présents toute l’année, trouvent des conditions idéales durant l’hiver. De plus, les visiteurs peuvent explorer les dunes et pins adjacents, enrichissant leur expérience.

La Laguna de Gallocanta
Située entre Saragosse et Teruel, la Laguna de Gallocanta est célèbre pour la grue commune. Chaque saison, des milliers d’exemplaires viennent se reposer dans ses eaux. Le mouvement des grues est particulièrement visible lors des levers et couchers de soleil.
Ce marais salé de plus de sept kilomètres est entouré de pistes cyclables et de sentiers, permettant d’observer les grues, tant dans la lagune qu’en train de se nourrir aux alentours. Pendant l’hiver, la Red Natural de Aragón organise des activités d’interprétation sur les espèces présentes.
Les Lagunas de Villafáfila
Les Lagunas de Villafáfila, situées à Zamora, figurent parmi les meilleurs endroits pour observer des espèces migratrices comme les avutardes. En hiver, le paysage se remplit de nâser commun, de canards fris ou de bernaches cariblanc. C’est la réserve avec le plus grand nombre de nâser en janvier.
La Casa del Parque “El Palomar” propose des sentiers et des observatoires équipés de télescopes, augmentant ainsi la variété et le nombre d’espèces observables. En février, des cigognes arrivent pour occuper les espaces laissés par les migrateurs, illustrant ainsi la rotation saisonnière de la faune en Espagne.

Les Marismas de Santoña
Les Marismas de Santoña, Victoria et Joyel, en Cantabrie, représentent l’un des systèmes d’humidité les plus cruciaux du nord de l’Espagne, abritant jusqu’à 20 000 oiseaux. Ces zones attirent les oiseaux de l’Atlantique, leur offrant un refuge contre les tempêtes hivernales.
La richesse des espèces et l’accessibilité des points d’observation font de Santoña une étape incontournable pour les ornithologues et les amateurs. La diversité des goélands, limicoles et anatidés renforce sa réputation en tant que zone d’observation d’oiseaux complète.

Le Delta de l’Ebre
Enfin, le Delta de l’Ebre, à Tarragone, avec ses lagunes, marais et rizières inondées, offre un habitat à des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs. Des points de vue comme le Zigurat de Riumar et la lagune de L’Encanyissada permettent d’observer de grandes bandes de canards et des vols massifs de flamants, ainsi qu’un phénomène où des tracteurs retournent la terre pour accessible un surplus de nourriture.
Les espèces les plus fréquentes en hiver incluent les cercetas, les canards cuillère, et les fochas, dont la silhouette distinctive attire l’attention des ornithologues.
Ces destinations offrent une fenêtre incroyable sur le monde des oiseaux migrateurs, mais elles sont également menacées. La vigilance est de mise pour préserver cet héritage naturel.

