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Les enquêteurs sud-coréens ont lancé une nouvelle tentative d’arrestation du président Yoon Suk Yeol, suspendu, en lien avec sa tentative ratée d’imposer la loi martiale le mois dernier.
L’opération, qui a débuté mercredi peu après 4 heures du matin, heure locale, est la deuxième tentative ce mois-ci du Bureau d’enquête sur la corruption de Corée du Sud d’arrêter Yoon pour l’interroger sur des accusations d’insurrection et d’abus de pouvoir.
Une première tentative des enquêteurs visant à arrêter Yoon dans son complexe présidentiel a été déjouée par ses agents de protection à la suite d’une confrontation tendue de plusieurs heures au début du mois.
Des images diffusées mercredi matin à la télévision sud-coréenne semblaient montrer des policiers en train de se battre avec des manifestants pro-Yoon à l’extérieur de l’enceinte, où il est enfermé depuis plusieurs semaines.
Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, la police et les responsables du CIO sont arrivés dans l’enceinte et ont présenté un mandat d’arrêt contre Yoon, mais ont été empêchés d’entrer par les services de sécurité présidentiels, qui lui sont restés fidèles.
Yonhap a également rapporté qu’environ 30 députés du parti conservateur People Power de Yoon étaient présents dans l’enceinte et tentaient d’empêcher les fonctionnaires d’y entrer.
Les avocats de Yoon ont insisté sur le fait que le CIO n’avait pas qualité pour poursuivre des accusations d’insurrection criminelle contre Yoon.
Ils ont averti la semaine dernière qu’une tentative de la police de s’introduire dans l’enceinte du président pourrait provoquer une « guerre civile ».
C’est une histoire en développement.

