De l’absence d’une régie nationale de l’eau pour tous les usages à des gaspillages importants dans tous les secteurs, en passant par des investissements minimes, jusqu’à la fragmentation des compétences. Ce sont quelques-uns des défis pour le patrimoine hydraulique italien. Le portrait-robot est tracé par le premier rapport sur l’état des ressources en eau en Italie, présenté le mardi 21 mars par Proger et l’association Italiadecide en vue de la Journée mondiale de l’eau 2023, qui tombe le 22 mars. L’Italie montre des données climatiques inquiétantes, avec une augmentation de plus de 1,1°C de la température moyenne annuelleet 9 des 10 années les plus chaudes de l’histoire enregistrées depuis 2011, 2022 battant tous les records.

Depuis 2000, la Péninsule a été touchée par 8 “périodes de sécheresse” sévères, avec des pertes comprises entre 0,5 milliard d’euros de la sécheresse de 2000 et 6 milliards d’euros de la sécheresse de 2022, concernant le seul secteur agricole. Mais les secteurs de la production alimentaire, de l’énergie, de l’industrie et du service intégré de l’eau sont également touchés. Le total estimé des dommages privés et des dépenses publiques pour les états d’urgence est supérieur à 20 milliards d’euros. Notre pays paie 165 000 euros par jour à l’UE (environ 60 millions par an) à titre d’amende pour les infractions. L’Italie se caractérise par un réseau de tamis : plus de 40 % de l’eau potable puisée n’arrive pas aux robinets. Voici, en quelques mots, quelques défis pour le système d’eau mis en évidence par l’enquête :



ttn-fr-11