Le Venezuela et la stagnation salariale : Un constat alarmant
Caracas, le 19 janvier. Le Venezuela traverse une période difficile, avec presque quatre ans sans augmentation du salaire minimum, représentant la période la plus longue depuis près de trois décennies, selon l’ONG Provea. Cela met en lumière l’urgence d’une reconstruction des revenus pour les travailleurs et leurs familles.
Un salaire minimum stagnant
Actuellement, le salaire minimum et la pension se maintiennent à 130 bolívares par mois, soit environ 37 cents de dollar à la taux de change officielle. Ce chiffre est resté inchangé depuis mars 2022, malgré les demandes incessantes de milliers de travailleurs fatiguer par la détérioration accélérée de la qualité de vie des familles.
Une économie en détresse
Provea souligne que cette stagnation salariale est la plus longue en 29 ans, appelant à un changement urgent. Ils insistent sur le fait qu’une prétendue récupération économique, grâce à des investissements étrangers et de nouveaux accords énergétiques, ne doit pas ignorer la nécessité de restaurer le revenu des travailleurs. Une stratégie basée sur le dialogue social et la négociation tripartite est jugée essentielle.
Les défis du dialogue social
La nécessité de préserver et renforcer l’institutionnalité de la négociation collective est cruciale. Provea rappelle que c’est un devoir de l’État de garantir le droit à la liberté syndicale. Cela implique la libération immédiate et sans restriction des travailleurs et des leaders syndicaux détenus arbitrairement pour l’exercice de leurs droits.
Des politiques salariales inadaptées
Le gouvernement a opté pour une politique salariale centrée sur le paiement de bonifications qui n’ont pas d’incidence sur les bénéfices réels des travailleurs. En avril dernier, le président Nicolas Maduro, maintenant détenu aux États-Unis, a affirmé avoir augmenté le “salaire minimum intégral” à 160 dollars, constitué de deux primes. Toutefois, ces mesures n’apportent pas une véritable solution aux défis statiques rencontrés par la population.
Les répercussions de la répression syndicale
Ce lundi, des activistes et des membres de familles de syndicalistes emprisonnés ont exigé leur libération immédiate. Actuellement, 16 membres de la Coalition Syndicale Nationale sont incarcérés, dont au moins quatre sont portés disparus.
Mobilisation à venir
La Coalition syndicale a prévu des réunions à travers le pays en prévision de l’anniversaire de la chute du gouvernement de Marcos Pérez Jiménez. Les syndicats entendent exiger des salaires qui permettent un réel pouvoir d’achat et la libération des prisonniers politiques. Une grande mobilisation est également prévue en mars pour marquer quatre ans de gel du salaire minimum.
Conclusion : Une lutte pour la dignité
La situation au Venezuela, marquée par des salaires stagnants et une répression syndicale, soulève des préoccupations profondes quant à l’avenir des droits des travailleurs. Les appels à une reconstruction des revenus et à la protection des droits syndicaux ne doivent pas tomber dans l’oubli. La lutte pour une dignité salariale et le respect des droits fondamentaux des travailleurs est, plus que jamais, d’actualité.
