Iran et les États-Unis : Un Accord en Vue ?
Le régime iranien a récemment déclaré qu’il se trouvait dans la “phase finale” de l’élaboration d’un accord marocain de 14 points avec Washington. Ce processus de négociation couvre des sujets allant du contrôle du détroit d’Ormuz à la fin du prétendu “blocus naval“, bien que des différences substantielles subsistent entre les deux parties.
État des négociations
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a exposé l’avancement des discussions lors d’une intervention à la chaîne d’État IRIB. Il a précisé que l’objectif initial était de créer un mémorandum d’accord, une structure composée de 14 clauses. Une fois ce document finalisé, les détails de l’accord définitif devraient être réglés dans un délai raisonnable de 30 à 60 jours.
Cependant, Baqaei a signalé un rapprochement avec Washington, tout en insistant sur le fait qu’un accord sur les sujets fondamentaux n’était pas garanti. La situation actuelle révèle la fragilité du processus, qui a connu peu de progrès depuis le fragile cessez-le-feu du 8 avril.
Les enjeux du blocus naval
Un des points clés du projet d’accord est l’arrêt du “blocus naval” que Téhéran attribue à Washington. Baqaei a décrit cette présence militaire comme de la “piraterie contre la navigation internationale“, affectant directement les ports iraniens depuis le 13 avril. Mettre fin à ce blocus est une priorité pour Téhéran dans le cadre des négociations.
Ce problème est étroitement lié au détroit d’Ormuz, crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures. Depuis le début des tensions, l’Iran a instauré un contrôle strict sur le passage des navires, exigeant une autorisation de ses forces armées. Baqaei a précisé que toute intervention des États-Unis dans la régulation du détroit était inacceptable, affirmant que le mécanisme de gestion devait être convenu entre l’Iran et Oman, en tant qu’États riverains.
Questions en suspens et défis futurs
En plus du dossier du blocus, l’Iran a formulé un souhait d’allègement des sancions, mais cette question est interconnectée avec le sujet sensible de son programme nucléaire. Baqaei a indiqué que ces discussions devraient également être traitées séparément à l’avenir.
Les commentaires de Baqaei sont survenus après la visite à Téhéran du chef d’état-major pakistanais, Asim Munir, qui a joué un rôle de médiateur pour apaiser les tensions entre les deux puissances. Le conflit a éclaté le 28 février avec des frappes d’Israël et des États-Unis sur des cibles iraniennes, entraînant la perte de dirigeants militaires dont le leader suprême Ali Khamenei.
Perspectives d’avenir
Dans ce contexte tendu, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a exprimé optimisme concernant la possibilité d’un accord entre l’Iran et les États-Unis dans les prochains jours, alors que les efforts diplomatiques pour réduire la violence au Moyen-Orient s’intensifient.
Les autorités iraniennes, cependant, ont mis en garde contre les conséquences d’une reprise éventuelle des attaques américaines. Le président du Parlement iranien et principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que des représailles dévastatrices seraient à prévoir en cas de nouvelles hostilités. Ce climat de tension suggère que, bien que des progrès soient possibles, le chemin vers un accord solide reste parsemé d’embûches.

