Un propriétaire de chiens condamné à la prison pour impayés d’indemnisation

Contexte judiciaire

Le tribunal pénal numéro 7 d’Alicante a récemment décidé d’incarcérer Juan de Dios P.M., un homme dont les chiens, de races American Stanford et Boxer, ont été impliqués dans la mort d’un voisin de 74 ans en 2016. Cette décision fait suite à des non-paiements répétés et délibérés d’une indemnisation fixée à 550 euros par mois, pendant cinq ans, à la famille de la victime.

La tragédie de Pinoso

Les événements remontent au 26 octobre 2016, lorsque José Sellés Poveda, un résident de la pedanía El Faldar de Pinoso, a été attaqué par plusieurs chiens appartenant à Juan de Dios P.M. Alors qu’il rentrait chez lui après une promenade, il a été gravement blessé. Malheureusement, il est décédé quelques jours plus tard à l’hôpital en raison des blessures subies.

Une condamnation imprudente

Initialement, Juan de Dios P.M. a été condamné à deux ans de prison pour homicide involontaire. Toutefois, sa peine a été suspendue à condition qu’il respecte certaines obligations, notamment celle de ne pas commettre de nouveaux délits et de payer une indemnisation mensuelle.

Troubles financière et refus de payer

Cependant, depuis mai 2024, Juan de Dios P.M. n’a versé que 7 550 euros sur les 11 550 euros dus pour les 21 premières mensualités, accumulant ainsi une dette de 4 000 euros. Il a réduit sa contribution mensuelle de 550 euros à seulement 250 euros, sans autorisation judiciaire, ce qui a été jugé infondé par le magistrat.

L’analyse du juge

Le juge a critiqué la justification financière avancée par Juan de Dios P.M., qui évoquait une situation de “serrement économique”. Il a noté que cette situation n’était pas compatible avec les engagements financiers, tels qu’un prêt hypothécaire existant déjà lors de la suspension de sa peine. De plus, le juge a souligné que des possibilités de paiement avaient été offertes, ce qui prouve une capacité financière cachée.

Responsabilité partagée

Il est important de signaler que la responsabilité de l’indemnisation incombe également à Sandra G.A., la compagne de Juan de Dios P.M., qui, elle, n’a pas manqué de payer. La décision judiciaire précise que Juan de Dios P.M. est en pleine connaissance des comportements agressifs de ses chiens, ayant déjà eu des antécédents de violence.

Les conséquences de la décision

La décision du tribunal montre un engagement à faire respecter la justice et à tenir les propriétaires de chiens responsables de leurs animaux. Les indemnités imposées s’élèvent à 100 000 euros pour la veuve de la victime, 20 400 euros pour chacune des trois filles et 10 449,37 euros pour la Conselleria de Sanidad, couvrant les frais médicaux.

Conclusion

Cette affaire souligne l’importance de la responsabilité civile des propriétaires d’animaux et les conséquences juridiques que peuvent engendrer la négligence. L’incarcération de Juan de Dios P.M. pour impayés démontre une approche ferme face à des comportements irresponsables, visant à garantir la justice pour les victimes.



F1-ES