La Serbie et le Kosovo “sont au bord d’un conflit armé”, prévient la Première ministre serbe Ana Brnabić. C’est ce qu’a rapporté mercredi l’agence de presse AFP. Selon Brnabić, la menace de violence est due aux “mesures unilatérales prises par Pristina”, la capitale du Kosovo.

Les tensions entre le Kosovo et la Serbie ne sont jamais loin, mais se sont intensifiées depuis la mi-décembre, notamment dans le nord du Kosovo où des manifestants serbes ont mis en place des barrages. Selon la police du Kosovo, des agents ont été abattus à trois reprises avec des armes à feu dans la nuit du 10 au 11 décembre, après quoi les agents ont riposté en état de légitime défense. L’incident n’a fait aucune victime.

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‘Provocation’

La raison la plus immédiate de la colère de la minorité serbe est l’arrestation d’un ancien policier d’origine serbe. Il a démissionné parce que les autorités de Pristina voulaient obliger tous les habitants du Kosovo à conduire avec des plaques d’immatriculation kosovares. Cela a été considéré comme une provocation, après quoi de nombreux Serbes du Kosovo qui travaillaient dans les services gouvernementaux ont démissionné. Le plan de plaque d’immatriculation a finalement été retiré, mais les troubles ont continué.

Casques bleus

Le Kosovo compte environ 1,8 million d’habitants, qui jusqu’en 2008 était une province de la Serbie. La plupart d’entre eux sont des Albanais de souche. De plus, 120 000 Serbes vivent également dans le pays. Certains d’entre eux ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo. Le gouvernement serbe appelle la minorité serbe à résister aux autorités du Kosovo.

La force de maintien de la paix de la KFOR est stationnée au Kosovo depuis 2009. Elle se compose de quelque 3 800 soldats et doit veiller à ce que le Kosovo devienne à terme militairement indépendant. Vendredi, le commandant de la KFOR a déclaré qu’il des troupes supplémentaires ont été envoyées dans le nord du Kosovo. Le commandant affirme que la KFOR “a toutes les capacités, y compris en termes de personnel, pour assurer un environnement sûr et la liberté de mouvement pour toutes les communautés partout au Kosovo”.





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