Le gouvernement français revient sur son projet de réduire les allégements fiscaux sur le diesel à usage agricole. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre français Gabriel Attal vendredi lors d’une réunion dans une ferme du sud de la France, rapportent les agences de presse internationales. La réunion vise à calmer les agriculteurs en colère. Après une semaine de manifestations, ils ont de nouveau menacé vendredi de bloquer toutes les grandes voies d’accès à Paris.
“Nous placerons l’agriculture avant tout”, a promis le Premier ministre entre les bottes de foin. Il a annoncé « dix mesures de simplification immédiate ». Outre l’exonération fiscale sur le diesel agricole, cela comprend une réduction des contrôles administratifs et une réglementation plus claire pour les haies (un mur de terre envahi par les arbres et les arbustes). On ne sait pas encore si ces mesures suffisent à satisfaire les agriculteurs.
Obstacles routiers
Depuis jeudi 18 janvier, la France est dominée par les protestations des agriculteurs. Des dizaines d’agriculteurs en colère ont alors bloqué l’autoroute A64, juste en dessous de Toulouse. Depuis, la protestation s’est étendue de plus en plus à travers le pays. Une autoroute importante entre Paris et Lille a été bloquée vendredi et environ quatre cents kilomètres d’autoroute entre Lyon et la frontière espagnole sont également impraticables en raison de blocages.
Les agriculteurs résistent depuis des mois à la hausse des coûts de leurs opérations commerciales, du carburant à l’alimentation animale et aux semences, alors qu’ils sont à peine ou pas en mesure de répercuter ces coûts sur les supermarchés et les entreprises agricoles auxquelles ils vendent. La fin imminente de l’allégement fiscal pour leur diesel a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Leur protestation a pris encore plus d’ampleur lorsqu’une agricultrice et sa fille de 12 ans ont été tuées mardi après avoir été frappées à un barrage routier à Pamiers, dans le sud de l’Ariège.
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