Jim Farley et son admiration pour les voitures électriques chinoises

“Xiaomi est la Apple de Chine”. Ces mots viennent de Jim Farley, le PDG de Ford, qui a su attirer l’attention ces dernières années par son approche audacieuse vis-à-vis de la concurrence. Rarement un dirigeant d’une grande entreprise n’aura été aussi franc dans ses éloges envers une marque rivale, mais Farley n’hésite pas à mettre en lumière les améliorations nécessaires pour que Ford rattrape son retard.

L’attention portée aux voitures chinoises

Les voitures électriques prennent le devant de la scène et la Chine en est le moteur. Bien que Tesla ait d’abord ouvert la voie depuis l’Occident, ce sont les entreprises chinoises qui semblent mener le jeu, en matière de technologie et de batteries. Ce nouvel écosystème a rendu les voitures chinoises extrêmement compétitives, une réalité qui place les constructeurs occidentaux sous pression.

Une étude en profondeur de la concurrence

Pour mieux appréhender cette concurrence, Farley a décidé d’entreprendre plusieurs voyages en Chine. Son objectif : sélectionner des voitures à ramener aux États-Unis pour les expérimenter au quotidien. Lors d’une récente interview, il mentionne que son équipe dirigeante l’accompagne dans l’évaluation de 50 modèles différents.

Le Xiaomi SU7 : un choix marquant

De ces 50 voitures, Farley a retenu cinq modèles, dont le Xiaomi SU7, qu’il qualifie de “fantastique”. Il a exprimé son envie irrépressible de ne pas en descendre, soulignant ainsi l’impact positif de cette voiture sur lui. L’admiration pour Xiaomi ne se limite pas à son véhicule, mais s’étend à sa position en tant que “géant de l’industrie” et marque consommateur.

Un écosystème impressionnant

Farley a déclaré : “Tout le monde parle du véhicule d’Apple, mais celui de Xiaomi existe déjà et c’est un vrai bijou.” Il met en avant les fonctionnalités high-tech du SU7, telles que l’identification automatique du téléphone, le reconnaissance faciale, et un assistant IA. Ces éléments sont rapidement devenus des atouts décisifs pour séduire les consommateurs modernes.

Une réalité humiliante pour l’Occident

Cependant, Farley ne se contente pas de vanter les mérites de Xiaomi. Lors d’un festival, il a qualifié sa visite en Chine de “plus grand humiliation de sa vie”, se rendant compte que 70% des véhicules électriques mondiaux sont fabriqués en Chine, avec une technologie embarquée bien supérieure à celle de nombreuses marques occidentales.

La nécessité de réduire l’écart technologique

Farley a reconnu que Ford, en entrant dans le segment des véhicules électriques, a été maladroit, lançant le Mustang Mach-E à un coût élevé. La société a depuis ajusté sa stratégie, recrutant des talents issus de concurrents tels que Doug Field, qui a affirmé que le développement de Ford avait “25 ans de retard”. Cela souligne le besoin crucial pour Ford de se mettre à jour pour rivaliser avec des marques comme BYD.

Vers une nouvelle ère pour Ford

La véritable épreuve pour Ford sera l’introduction d’une nouvelle camionnette électrique prévue pour 2027, qui se veut plus abordable. L’issue dépendra de l’accueil du marché, mais il est clair que Farley n’hésite pas à reconnaître les forces de la concurrence et à s’en inspirer.

Images | Xataka, Ford



F1-ES