« Chaque guerre est une défaite. Rien n’est résolu avec la guerre. Rien. Tout se gagne dans la paix, dans le dialogue. Ils sont entrés dans les kibboutz, ont pris des otages. Ils ont tué. Et puis la réaction. Les Israéliens sont allés prendre ces otages, pour les sauver.” Ainsi le Pape dans le long entretien avec le réalisateur de Tg1 Gian Marco Chiocci diffusé en intégralité à la fin du journal télévisé, qui a envoyé quelques avant-premières. «En temps de guerre, une gifle en provoque une autre. L’un fort et l’autre encore plus fort et ainsi de suite. La guerre est une défaite. Je l’ai ressenti comme une défaite de plus. Deux peuples qui doivent vivre ensemble. Avec cette sage solution : deux peuples, deux États. Les accords d’Oslo : deux États très limités et Jérusalem avec un statut spécial.”
Le Pape : l’antisémitisme existe, la Shoah n’a pas suffi
Lorsqu’on lui a demandé s’il craignait une résurgence de l’antisémitisme, le pape François a répondu oui. «Malheureusement, l’antisémitisme – dit-il – reste caché. On le voit chez les jeunes par exemple. C’est vrai que dans ce cas c’est très grand mais il y a toujours quelque chose d’antisémite et il ne suffit pas toujours de voir l’Holocauste qu’ils ont commis pendant la Seconde Guerre mondiale, ces 6 millions de morts, réduits en esclavage. Et ça n’a pas passé. Malheureusement, cela n’a pas réussi. Je ne pourrai pas l’expliquer et je n’ai aucune explication, c’est un fait que je le vois et je n’aime pas ça.”
«J’irai à Dubaï pour la COP 28»
«Oui, j’irai à Dubaï. Je pense que je partirai du 1er décembre au 3 décembre. J’y resterai trois jours. » Ainsi, le Pape, dans l’entretien avec le directeur de Tg1, Gian Marco Chiocci, a répondu à la question de savoir s’il était vrai qu’il se rendrait à Dubaï pour la COP28 sur le climat.
Maradona et Messi sont 2 champions, mais je préfère Pelè
Il y a également de la place pour des sujets plus légers comme le football. Maradona ou Messi ? “Je dirai un troisième, Pelé.” C’est ainsi que le pape François a répondu au directeur du Tg1, Gian Marco Chiocci, qui lui a demandé qui il préférait entre les deux champions argentins. «Maradona est un grand joueur, un grand. Mais en tant qu’homme, il a échoué – dit le pontife – Le pauvre a glissé à la cour de ceux qui le louaient et ne l’aidaient pas. C’est curieux : beaucoup de sportifs finissent mal. Même la boxe. Messi a tout à fait raison. C’est un gentleman. Mais pour moi de ces trois, le grand seigneur est Pelé. Un homme de cœur.”
Les sujets abordés
De la guerre au Moyen-Orient au conflit en Ukraine, en passant par l’appel au dépôt des armes. Mais aussi l’équilibre du Synode, le rôle des femmes dans l’Église, la nécessité du renouveau. De nombreux sujets abordés par Pape François dans l’interview exclusive du réalisateur de Tg1 Gian Marco Chiocci, diffusée ce soir sur Rai 1, après le journal de 20 heures, au premier plan également la question des flux migratoires, le rôle fondamental de l’Europe dans l’aide aux pays de premier débarquement des migrants , l’urgence climatique avec l’appel du Pape à stopper le changement climatique. Dans l’interview, il y a aussi de la place pour la vie privée du pontife : le moment le plus difficile de son pontificat, son état de santé, sa vie de garçon, sa petite amie avant de prononcer ses vœux, sa nostalgie de la mer, son footballeur préféré.


