La crise laissera un déficit de 600.000 millions de pesos (plus de 27.500 millions de dollars) dans les revenus du gouvernement mexicain en 2020, a prévu José Luis de la Cruz, directeur de l’Institut pour le Développement industriel et la Croissance économique (IDIC). EFE/ José Méndez/Archivo

Les perspectives économiques de la Mexique selon l’OCDE

Dans son dernier Étude Économique de Mexique 2026, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) tire la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays. Elle souligne que le croissance du PIB ne dépassera pas 1.4% en 2026, un chiffre jugé particulièrement bas par rapport à d’autres pays comparables.

L’OCDE insiste sur l’urgence d’implémenter des réformes structurelles après des décennies de stagnation économique et de faible productivité. La nécessité d’une nouvelle agenda de transformation est dictée par un environnement international changeant et des modifications dans les règles commerciales avec les États-Unis.

Les défis fiscaux et les déficits croissants

Un autre sujet préoccupant est le déficit public, qui a atteint 5% du PIB en 2024, son niveau le plus élevé depuis 35 ans. Ce déficit est dû à une augmentation des dépenses électorales, des pensions non contributives, et des projets emblématiques. Le gouvernement a entrepris une consolidation fiscale en 2025, visant à ramener le déficit à 3% du PIB d’ici 2027. Cependant, les coupes budgétaires touchent principalement les investissements publics, impactant fortement les secteurs tels que l’éducation, la santé et la numérisation.

Dépendance aux États-Unis et pression économique

Un des principaux risques identifiés par l’OCDE est la forte dépendance économique de Mexico envers les États-Unis, qui absorbe plus de 80% des exportations mexicaines. Cela rend l’économie vulnérable aux fluctuations réglementaires et commerciales, exposant le pays à des arnaques douanières et des ardeurs fiscales pouvant atteindre 25% pour les industriels non conformes aux règles d’origine.

Recommandations pour l’avenir

Pour contrer ces défis, l’OCDE recommande de moderniser le système de certification des origines et d’établir une plateforme digitale trilatérale avec les États-Unis et le Canada. De plus, l’OCDE attire l’attention sur les {arêts de 50% sur les importations des pays sans accords commerciaux, tels que la Chine et l’Inde, qui risquent de contribuer à une inflation déjà élevée.

Augmentation des revenues par des réformes fiscales

Au niveau des revenus fiscaux, le Mexique possède le plus bas taux de recouvrement parmi les pays membres de l’OCDE, générant seulement 18.3% du PIB via les impôts. L’OCDE souligne que des réformes sont nécessaires pour élargir la base de l’impôt sur la valeur ajoutée (TVA) et optimiser les impôts fonciers.

Éducation, emploi et durabilité

Le rapport pointe également la forte informalité du marché du travail, atteignant 55%, et la mauvaise qualité de l’éducation, surtout dans les domaines des mathématiques et des compétences digitales. L’OCDE appelle à l’expansion et à l’amélioration des programmes éducatifs.

Engagement environnemental et défis numériques

Concernant l’environnement, le Mexique s’est engagé vers la carbone-neutralité en 2050, mais seulement 24% des énergies proviennent de sources renouvelables. Les experts de l’OCDE exigent un cadre réglementaire stable pour attirer les investissements dans le secteur des énergies renouvelables et moderniser le réseau électrique.

Enfin, le pays doit également combler son retard numérique. Le haut coût de l’infrastructure et l’absence de régulateurs autonomes entravent l’expansion de la 5G et affectent la compétitivité des petites et moyennes entreprises.

Conclusion

En conclusion, l’OCDE affirme que des améliorations dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, et de la numérisation pourraient faire grimper le PIB par habitant de 43% d’ici trente ans. Le Mexique est à un carrefour décisif et doit agir rapidement pour éviter une crise économique prolongée.



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