Le mystère du graphène découvert par Edison

Thomas Edison, reconnu comme un des inventeurs les plus prolifiques de l’histoire, a réalisé d’innombrables expérimentations en cherchant à perfectionner l’ampoule électrique. En fait, il a testé plus de 6 000 matériaux organiques avant de choisir le filament en bambou carbonisé. Il est essentiel de préciser qu’Edison n’a pas inventé l’ampoule ; il l’a simplement améliorée et brevetée. D’autres scientifiques, comme Sir Joseph Wilson Swan, ont également contribué à cette innovation.

Un accident révélateur

Lors de ces recherches, Edison a, sans le savoir, créé un prototype primitif de réacteur nanotecnologique pour obtenir du graphène. Philip Russel Wallace a théorisé sur ce matériau 20 ans après la mort d’Edison, et 125 ans avant que Konstantin Novoselov et Andre Geim remportent le Prix Nobel de Physique en 2010 pour l’isolation du graphène par le célèbre “méthode de la bande adhésive”.

La merveilleux graphène

Le graphène est un allotrope du carbone avec une structure bidimensionnelle, formée par des atomes disposés en réseau hexagonal. Ce matériau est époustouflant : il est 200 fois plus résistant que l’acier, tout en étant beaucoup plus léger. En outre, il conduit l’électricité et la chaleur mieux que n’importe quel métal connu.

Des propriétés uniques

En plus de sa légèreté, le graphène est presque transparent et très flexible, ce qui en fait un matériau prometteur pour de nombreuses technologies. Par exemple, il pourrait révolutionner les semiconducteurs et même améliorer les infrastructures routières. Fait intéressant, lorsque ses couches sont légèrement désordonnées, elles deviennent plus faciles à séparer, une lame que le travail d’Edison aurait pu blesser involontairement.

Le secret de la recette d’Edison

Le graphène turbostrétique est obtenu en appliquant un voltage à un matériau à base de carbone, faisant grimper sa température à 2000-3000 °C, ce que l’on appelle le réchauffement Joule. Edison, avec ses ampoules à filament de carbone, a sans le savoir recréé ces conditions en allumant l’ampoule.

Une recherche moderne qui valide Edison

Lucas Eddy, l’auteur de l’étude, cherchait des méthodes accessibles pour produire du graphène. Après plusieurs expériences, il a décidé de reproduire l’expérience d’Edison. Il a mesuré qu’en appliquant 110 volts pendant 20 secondes, il pouvait générer du graphène. D’ailleurs, les filaments à base de carbone rendaient cette découverte possible, contrairement aux modernes à base de tungstène.

Pourquoi cette découverte est-elle cruciale ?

Cette recherche remet en question les préjugés selon lesquels le graphène ne pouvait être produit qu’avec des technologies modernes. Il est prouvé que des conditions du XIXe siècle suffisaient. Cela valide également la méthode de réchauffement Joule comme technique efficace pour produire un graphène de haute qualité avec des matériaux économiques. En conséquence, il est intéressant de se demander si d’autres expériences scientifiques, dans le passé, n’ont pas généré d’autres nanomatériaux par accident.

Observation microscopique

L’équipe de recherche a observé, à l’aide d’un microscope optique, que le filament de carbone avait changé de couleur, devenant argenté et brillant. Ce changement a été confirmé grâce à la spectroscopie Raman, une méthode permettant d’identifier les substances avec une grande précision. Finalement, ce filament s’est avéré être du graphène turbostrétique.

En résumé, durant ses recherches pour créer une simple ampoule, Edison a pu, sans le savoir, produire un matériau extraordinaire. Bien que les détails exacts de ses expériences restent flous, ils ouvrent une nouvelle voie pour comprendre les découvertes scientifiques passées.



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