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Les conséquences du licenciement massif à l’Agencia de Vivienda Social de Madrid

La presidenta de la Comunidad de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Carlos Luján – Europa Press)

Licenciements dans l’Agencia de Vivienda Social

Le 1er octobre dernier, plusieurs employés de l’Agencia de Vivienda Social (AVS), l’entité régionale responsable de la promotion de la viviation publique, ont reçu une notification de licenciement* par voie électronique. Ce licenciement a touché 15 des 20 membres de l’équipe de l’Área de Inspección, un coup dur pour un département qui lutte contre l’occupation illégale de logements publics.

Les gestionnaires de cette décision, sous la présidence d’Isabel Díaz Ayuso, affirment que ces départs étaient nécessaires, soulignant que les travailleurs concernés occupaient des postes d’interim* et seront remplacés par de nouveaux fonctionnaires suite à une Offre de Emploi Public (OEP). Toutefois, cette situation suscite une forte controverse.

Les inquiétudes des employés licenciés

L’équipe d’inspection de l’AVS, qui comptait deux décennies d’expérience cumulée dans la lutte contre l’occupation illégale, se trouve désormais amputée. Un des responsables a décrié le licenciement comme étant « le désarmement total d’un département essentiel à la préservation du patrimoine public ». Selon des données internes, près de 2.634 logements de l’AVS sont actuellement occupés, et 259 d’entre eux sont en cours de récupération par voie pénale. Cette situation représente près de 10,5 % de l’ensemble du parc immobilier de l’AVS.

Un autre employé a indiqué que l’un des individus licenciés possédait une expertise reconnue et avait formé des agents des forces de l’ordre sur la lutte contre l’occupation. La nécessité de maintenir ce savoir-faire spécialisé, a-t-il ajouté, est cruciale pour la préservation des acquis dans ce domaine.

Des procédures controversées

Ces licenciements s’accompagnent d’une absence de transparence dans le processus de recrutement et de sélection. La majorité des employés licenciés avaient été recrutés via des bourses d’emploi d’interim il y a plus de 15 ans. Leur situation est devenue inextricable car leurs postes n’ont jamais été traduits en emplois permanents, malgré les promesses de l’OEP.

Les travailleurs ont dénoncé la lenteur des démarches administratives. Le dernier processus de sélection pour un poste vacant date de 2007, et ils n’ont reçu aucune communication explicite à ce sujet. Cela a conduit à une situation où les postes restent vacants et non désirés, car ils sont souvent mal rémunérés.

L’impact sur l’avenir professionnel des licenciés

Ce licenciement massif soulève également des préoccupations concernant l’avenir professionnel des employés concernés. Les personnes affectées, souvent âgées, ont peu de chances de retrouver rapidement un emploi, en particulier dans un marché de travail compétitif. Beaucoup se voient contraints de retourner sur des listes d’intérim ou de se retrouver au chômage.

L’AVS a justifié ces licenciements par la nécessité d’un rafraîchissement des équipes et d’un « renouvellement » des postes par des fonctionnaires qui ont récemment réussi des examens. Selon la Consejería de Vivienda, ces postes vacants ne resteront pas inoccupés, mais les délais pour les nouvelles candidatures restent flous.

Vers une action légale ?

Face à cette situation préoccupante, les travailleurs licenciés envisagent de prendre des actions légales. Ils soulignent que, dans le cadre de l’Ordre 883/2022, seule une poignée de postes ont été inclus dans le processus de stabilisation, laissant de côté de nombreux employés d’expérience qui ont dédié leurs carrières à l’AVS.

En se basant sur ces faits, ils dénoncent un manque de volonté politique pour stabiliser le personnel dans un secteur clé comme l’inspection du logement. Cela va à l’encontre des priorités déclarées du gouvernement en matière de lutte contre l’occupation illégale.

Les employés ont aussi souligné que la dernière rencontre avec Eusebio González, directeur de l’AVS, n’avait pas abouti à des solutions concrètes. Leurs craintes face à un avenir professionnel incertain intensifient leur désir de justice et d’égalité au sein de l’administration publique.

Tout cela met en lumière les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur public à Madrid, ainsi que la nécessité d’un dialogue constructif et d’une politique de stabilisation efficace pour garantir un service public de qualité.

Les licenciements à l’AVS doivent être examinés sous l’angle de la responsabilité sociale et de la sécurité des employés, tout en s’assurant que les priorités du gouvernement concernant la lutte contre l’occupation illégale ne soient pas mises en veille. Les décisions à prendre sont cruciales pour l’avenir de la politique de logement à Madrid, un sujet qui touche directement la population dans son ensemble.



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