Le gouvernement argentin a réussi à obtenir l’approbation du budget 2026 et du projet d’innocence fiscale dans la nuit de jeudi, mais a subi un échec difficile dans son souhait de supprimer les lois d’urgence concernant la handicap et le financement universitaire. Ce texte, maintenant approuvé en première lecture par la Chambre des députés, sera transmis au Sénat où les libertaires tenteront de renverser cet échec législatif.
Le parcours du budget 2026
Ce budget sera le premier de la gestion Milei, alors que durant les deux dernières années, le gouvernement s’est appuyé sur les prorogations du plan budgétaire de 2023. La coalition « La Liberté Avance » a obtenu le soutien du PRO, de la UCR, du MID, ainsi que de certains députés dissidents peronistes, ce qui a été crucial pour son adoption.
Les voix qui ont compté
Les votes en faveur provenaient d’un large éventail de députés, dont ceux de Catamarca, Tucumán, et d’autres provinces. Cependant, plusieurs groupes, tels que Fuerza Patria et la gauche, ont rejeté le projet.
Les points de tension : l’article 75
Le moment crucial de la séance a été la votation de l’article 75, qui voulait abolir les lois d’urgence concernant le handicap et l’éducation. Plusieurs alliés du gouvernement ont voté contre cette mesure, ce qui a attesté des divisions internes au sein de la coalition.
Les prévisions budgétaires contestées
Le gouvernement propose un croissance économique de 5 % du PIB, avec une inflation annuelle de 10,1 %. Ces prévisions ont été qualifiées de “non réalistes” par l’opposition, qui cite le fait que le taux de change ne reflète pas les conditions économiques actuelles.
Réactions et critiques
L’article 75 a suscité de nombreuses critiques, notamment sur la manière dont la votation a été organisée. L’opposition a exprimé le désir de voter sur chaque article, arguée que le mélange de sujets compliquait la clarté des décisions prises.
Les manœuvres du gouvernement
Pour garantir l’approbation, des modifications concernant la coparticipation de CABA et un financement du Pouvoir Judiciaire ont été intégrées au budget, mais ces actions ont également été perçues comme des manigances pour éviter une opposition solide.
Avenir et conséquences
Malgré les efforts du gouvernement, le chapitre lié à la déréglementation du handicap et du financement de l’université a été rejeté, faisant jaillir des questions sur la stratégie future des libertaires. Un membre de la coalition a suggéré qu’il serait judicieux de renvoyer le texte au Sénat pour y apporter des modifications.
En résumé, bien que le gouvernement ait franchi une étape importante avec l’adoption du budget, les tensions internes et les débats législatifs montrent que le chemin à parcourir sera semé d’embûches. La dynamique politique en Argentine continue d’évoluer, et les décisions prises maintenant auront des répercussions sur l’avenir économique et social du pays.

