MÜNSTER (dpa-AFX) – Le groupe du G7 a mis en garde la Russie contre une nouvelle escalade de la guerre en Ukraine et a notamment condamné les menaces nucléaires du président Vladimir Poutine. “La rhétorique nucléaire irresponsable de la Russie est inacceptable. Toute utilisation d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires par la Russie aurait de graves conséquences”, ont averti vendredi les ministres des Affaires étrangères des démocraties économiquement fortes dans leur document final pour la réunion du G7 à Münster.
Dans le même temps, le groupe a annoncé un soutien supplémentaire à l’Ukraine. Le pays sera aidé à se préparer à l’hiver. À cette fin, le G7 avait mis en place un mécanisme de coordination pour aider l’Ukraine à réparer, restaurer et défendre ses infrastructures énergétiques et hydrauliques essentielles. Plus récemment, avant l’approche de l’hiver, Poutine s’était attaqué en particulier aux infrastructures énergétiques de l’Ukraine.
Outre l’Allemagne, le groupe du G7 comprend la France, l’Italie, le Japon, le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne. L’Allemagne assure la présidence jusqu’à la fin de l’année.
Le G7, ainsi que le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba, qui a rejoint les consultations jeudi, ont condamné la récente escalade des attaques de la Russie contre des civils et des infrastructures civiles telles que les installations d’approvisionnement en énergie et en eau. La Russie essaie de terroriser la population civile, les attaques aveugles constituent des crimes de guerre. La Russie et les pays qui soutiennent militairement la guerre continueront à se voir imposer des “coûts économiques”. Le “régime” de la Biélorussie s’attendait également à des “coûts supplémentaires écrasants” si le pays intervenait plus directement dans la guerre qu’auparavant.
On veut continuer à agir contre la désinformation de la Russie, dit-on dans le document final. Les fausses affirmations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine prépare une “bombe sale” sont rejetées. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que les allégations sont infondées./bk/gba/DP/mis

