La montée en puissance de la technologie en Chine

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, la  guerre technologique  entre les États-Unis et la  Chine  s’intensifie. Des voix influentes, comme celle de  Jensen Huang , cofondateur et directeur général de  NVIDIA , ont averti que la Chine investit d’énormes  ressources  dans la création d’entreprises spécialisées dans le développement de  GPU  (unités de traitement graphique). Ses déclarations lors du grand événement  Computex 2023  soulignent non seulement les ambitions technologiques de la Chine, mais aussi les conséquences potentielles des sanctions américaines qui visent à freiner son essor.

Huang a ainsi averti que si la Chine n’a pas accès aux  puces  pour l’ intelligence artificielle  (IA) américaines, elle se tournerait inévitablement vers la  production locale . Ce phénomène est déjà en pleine réalisation, comme en témoigne les travaux d’entreprises telles que  Huawei ,  Cambricon Technologies  et  Moore Threads , qui développent des solutions IA innovantes.

Vers une autosuffisance technologique de la Chine d’ici 2026

Cette montée en puissance ne laisse pas indifférents les experts du secteur.  Marc Hijink , un journaliste néerlandais spécialisé dans les  semi-conducteurs , a également exprimé des préoccupations similaires. Dans son livre, «  Focus: The ASML Way  », il met en lumière l’impact des interdictions américaines sur la société  ASML , un acteur clé dans la  lithographie , qui est essentielle à la production de circuits intégrés.”

Hijink souligne que, en empêchant ASML de vendre ses machines, en particulier celles de lithographie ultraviolette extrême, les États-Unis pourraient en fait favoriser l’émergence d’un  concurrent chinois . En conséquence, cela forcerait la Chine à investir dans ses propres technologies, stimulant ainsi son  innovation . Cela s’applique également à Huawei, qui conçoit des  puces , malgré les obstacles imposés sur sa voie.

Cette volonté de transfert de connaissances souligne la conviction partagée que les efforts américains ne pourront pas freiner le progrès technologique chinois.

Les ambitions de SEIDA : briser le monopole étranger

Passons à un autre acteur crucial,  Liguo “Recoo” Zhang , un Chinois installé aux États-Unis, qui dirige  SEIDA , une entreprise déterminée à transformer le paysage technologique en Chine. Dans son document présenté aux investisseurs en 2022, Zhang a mis en avant un plan audacieux visant à  briser le monopole  étranger sur le logiciel de conception de  circuits intégrés .

Il n’est pas surprenant que des entreprises comme  SMIC  (Semiconductor Manufacturing International Corporation) et  Hua Hong Semiconductor  soient déjà en contact avec SEIDA pour acquérir son logiciel, ce qui témoigne de leur détermination à réduire la dépendance envers les technologies occidentales. Allen Chang, directeur des opérations de SEIDA, a noté que Zhang, ainsi que d’autres anciens employés de Siemens EDA, ont quitté la société allemande à cause des sanctions américaines, poussés par la conviction que la technologie chinoise peut évoluer de manière indépendante.

Des progrès scientifiques et technologiques remarquables

Au-delà des puces et de l’IA, la Chine fait également des avancées significatives dans le domaine scientifique. Parmi ses projets ambitieux se trouve le  réacteur expérimental de fusion nucléaire CFETR  (Chinese Fusion Engineering Testing Reactor), considéré comme une alternative au projet  ITER  (International Thermonuclear Experimental Reactor). Cette initiative illustre non seulement l’engagement de la Chine envers la  recherche énergétique , mais aussi sa volonté de rivaliser sur le plan  scientifique  mondial.

Si les prévisions se concrétisent, d’ici 2026, la Chine pourrait posséder ses propres équipements de  lithographie UVE . Ces machines sont essentielles pour produire des  puces de pointe  nécessaires à un large éventail d’applications technologiques. Si cela se réalise, la Chine pourrait atteindre la tant désirée  autosuffisance technologique , un objectif qui influencerait non seulement son économie, mais aussi son rôle sur la scène mondiale.

En résumé, la dynamique actuelle entre les États-Unis et la Chine ne montre aucun signe de ralentissement. Avec des investissements massifs et une innovation soutenue, la Chine semble déterminée à devenir une puissance technologique indépendante. Les efforts des acteurs clés dans ce domaine pourraient avoir des répercussions importantes sur l’avenir de la technologie mondiale.



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