Après deux années corona difficiles, l’intention était de mettre le budget sur la trajectoire de l’équilibre en 2022, mais la cinquième vague corona et la guerre en Ukraine ont mis un terme à cela. Ainsi, le gouvernement a également dû prendre acte d’un ralentissement de la croissance économique et de tout un tas de dépenses supplémentaires imprévues lors du contrôle budgétaire.

Ou va l argent?

Au total, cela concerne deux milliards de dépenses supplémentaires qui doivent être inscrites au budget.

• 825 millions d’euros sont prévus pour répondre rapidement à une poussée de coronavirus. En plus, il y a deux millions d’euros pour le personnel.

• Il existe également une disposition pour répondre aux défis posés par la crise ukrainienne. Il porte sur 800 millions d’euros jusqu’à fin août.

• 450 millions d’euros supplémentaires seront également consacrés à la Défense.

• En outre, il y a 2 milliards d’euros supplémentaires pour les mesures énergétiques du mois dernier, complétées par un certain nombre de mesures plus modestes. Il s’agit de 30 millions d’euros de mesures d’accompagnement pour ceux qui doivent utiliser leur propre voiture pour se déplacer, d’une revalorisation de 23 millions d’euros pour les infirmiers spécialisés et d’une indexation des budgets des services publics fédéraux.

Le déficit budgétaire fédéral s’élève ainsi à 20,7 milliards d’euros, soit pas moins de 4,3 milliards d’euros de plus que le montant que le gouvernement a pris en compte lors de l’élaboration du budget en octobre. “Cela montre la gravité de la situation”, a déclaré la secrétaire d’Etat au Budget Eva De Bleeker (Open Vld). « D’ailleurs, une crise vient à cheval mais elle va à pied. Nous le ressentirons longtemps.

Hier soir, le sommet du gouvernement fédéral s’est déjà réuni pour discuter du contrôle budgétaire. Les calculs initiaux d’octobre supposaient toujours une amélioration de la trajectoire budgétaire de 1 milliard d’euros, mais ces messages optimistes ont disparu. Personne ne sait comment les chiffres vont évoluer dans les mois à venir.

Une nouvelle estimation du Bureau du Plan la semaine dernière a indiqué que l’invasion russe augmentera le déficit budgétaire commun belge de 0,28% pour le moment. Le PIB devrait croître de 2,5 %, tandis que le Bureau du plan prévoyait toujours une croissance de 3 % en février. Selon De Bleeker, il s’agissait encore d’une estimation “plutôt optimiste”. Elle a souligné d’autres estimations qui suggèrent un ralentissement de 1,5% de la croissance.



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