Les Japonais ont fait une déclaration au nom de l’Albanie, du Brésil, de l’Équateur, de la France, du Gabon, du Japon, de Malte, de la Suisse, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis. Les pays exigent que les talibans respectent les droits des femmes. Par exemple, les femmes en Afghanistan doivent pouvoir participer et contribuer à tous les aspects de la vie sociale, politique et économique.
La déclaration fait notamment référence à l’interdiction faite aux femmes de travailler pour des organisations non gouvernementales et à l’exclusion des femmes et des filles des écoles et des universités. Les membres permanents que sont la Russie et la Chine n’ont apporté aucun soutien, pas plus que le Mozambique et le Ghana.
L’ambassadrice britannique à l’ONU, Barbara Woodward, a déclaré avant la réunion que le Conseil de sécurité discuterait d’une “réponse internationale aux actions des talibans”. “Nous voulons que les femmes puissent retourner au travail et que les familles et les enfants vulnérables reçoivent à nouveau une aide humanitaire.”
Les talibans extrémistes sont revenus au pouvoir avec la chute de la capitale Kaboul en 2021. Depuis lors, ils ont de plus en plus banni les femmes de la vie publique.
Les agences d’aide des Nations unies ont prévenu fin décembre qu’elles devront stopper les projets humanitaires en Afghanistan si les talibans s’en tiennent à leur interdiction de travailler pour les femmes. Certaines initiatives d’aide de l’ONU dans le pays ont déjà été interrompues après la perte d’employées.
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