Décision de la Cour de Séville sur le Cas de Daniel Rivera
La Sección Tercera de la Audiencia Provincial de Séville a rendu un jugement marquant en absolvant l’ex-directeur général du Travail et de la Sécurité sociale de la Junta d’Andalousie, Daniel Alberto Rivera, dans le cadre du cas ERE. Ce dernier était accusé de malversations concernant les aides à l’entreprise Instaladora Moderna de Electricidad S.L. Cependant, le tribunal a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments prouvant que Rivera avait connaissance des irrégularités dans la procédure de concession des aides.
Contexte du Jugement
Le jugement, reçu par les parties impliquées, a révélé que Rivera avait entrepris des actions pour rectifier les fautes administratives en lançant une enquête interne dès novembre 2010. Cela a renforcé son argument selon lequel il n’était pas impliqué dans les irrégularités alléguées.
Demandes de la Procure
Au cours du procès, la Fiscalía Anticorrupción avait requis une peine de trois ans et trois mois de prison pour Rivera, ainsi qu’une inhabilitation spéciale pour des fonctions publiques. En plus, le représentant légal de l’entreprise, José Manuel P.S., faisait face à des accusations similaires, mais aucune des demandes n’a été satisfaite par le tribunal.
Arguments du Tribunal
Le tribunal a noté que les irrégularités constatées dans l’affectation des aides ne pouvaient être reprochées à Rivera, soulignant qu’il n’avait pas participé aux processus frauduleux. De plus, le tribunal a affirmé que le directeur avait simplement exécuté une décision antérieure. Cette exécution a été perçue comme étant en faveur d’un intérêt public, ce qui a joué en sa faveur.
Absence de Connaissance des Irrégularités
Concernant le représentant légal de l’entreprise, le tribunal a également affirmé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour établir qu’il était conscient des irrégularités dans la demande d’aides. Sa participation était limitée à la soumission de la demande et documents requis, mais il n’a pas eu connaissance de la légalité ou illégalité des actions administratives.
Irregularités dans le Procédure Administrative
Bien que le tribunal ait reconnu la présence d’irrégularités graves dans la procédure administrative, cela ne suffisait pas pour qualifier les actions de Rivera et de son coaccusé comme malversations. La loi stipule que, même en présence d’irrégularités, si les aides visent un intérêt public, ces actes ne peuvent être considérés comme des infractions pénales.
Considérations Finales du Tribunal
En conclusion, les juges ont précisé que les aides à l’entreprise correspondaient à des objectifs d’intérêt public, notamment en ce qui concerne le maintien de l’emploi en Andalousie. Les aides ont été destinées uniquement aux travailleurs de l’entreprise, confirmation de leur cible légitime.
Jusqu’à présent, la Cour provinciale a prononcé un total de vingt-huit sentences dans le cadre des diverses affaires liées au cas ERE, précédant ainsi d’autres décisions qui pourraient encore modifier le paysage politique et judiciaire en Andalousie.

