L’ancien président sud-coréen Lee Myung-bak a bénéficié mardi d’une grâce présidentielle. Le ministre sud-coréen de la Justice, Han Dong-hoon, l’a annoncé mardi, selon des informations l’agence de presse sud-coréenne Yonhap News. La décision raccourcit considérablement la peine de 17 ans de prison à laquelle Lee, aujourd’hui âgé de 81 ans, a été condamné pour corruption. La grâce, qui prend effet mercredi, annule les 15 années de prison restantes.

Cette décision fait partie d’un effort du gouvernement sud-coréen pour promouvoir “l’unité nationale par la réconciliation, la tolérance et la considération”, comme l’a dit l’actuel président Yoon Suk-yeol. L’ancien président figurait sur une liste de plus de 1 300 hauts responsables politiques et anciens fonctionnaires reconnus coupables de corruption et d’autres irrégularités dans les administrations précédentes qui ont été graciés.

Lee est le quatrième ancien président sud-coréen à être emprisonné. Son successeur Park Geun-hye a également disparu derrière les barreaux pour abus de pouvoir et corruption. Elle a été condamnée à 20 ans de prison en appel, mais a été libérée fin 2021. Elle a également bénéficié d’une grâce présidentielle pour des raisons de santé.

Lee Myung-bak a été condamné à 15 ans de prison en 2018 pour une série de scandales de corruption, notamment son implication dans le détournement de millions de dollars et l’acceptation de pots-de-vin. Il a également dû rembourser 13 milliards de wons (10 millions d’euros). Lee a été président de 2008 à 2013. Lee lui-même a toujours nié les allégations et a déclaré avoir été victime d’une “vengeance politique”. Il a été temporairement libéré en juin en raison de son âge et de la détérioration de sa santé.

Lire aussi : Quinze ans de prison pour l’ancien président sud-coréen Lee Myung-bak



ttn-fr-33