Le dirigeant communiste philippin José Maria Sison (1939-2022) est décédé samedi à Utrecht. Son parti, le Parti communiste des Philippines (PCC), le rapporte à l’agence de presse AFP. Sison était en exil aux Pays-Bas depuis les années 1980.

Sison a fondé le PCC en 1969, dont est issu le mouvement rebelle de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA). Il était le chef du groupe de guérilla jusqu’en 1977, date à laquelle il a été capturé. Selon l’UE et les États-Unis, le NPA-PCC est un mouvement terroriste. Sison a également été impliqué en tant que conseiller du NPA-CCP après sa fuite.

Selon le ministère philippin de la Défense, Sison était « la plus grande pierre d’achoppement à la paix aux Philippines ». Le NPA est toujours actif dans le pays, bien que le gouvernement estime qu’il ne reste plus que 2 000 guérilleros combattant depuis la jungle et la campagne pour une révolution communiste. Au plus fort du NPA, il y en avait plus de dix fois ce nombre.

Sison a été libéré en 1986, après quoi il s’est enfui aux Pays-Bas. Au début, il n’a pas obtenu l’asile politique car il aurait toujours des liens avec des organisations terroristes. En 1996, il a été décidé que Sison pouvait rester car sa vie serait en danger s’il retournait aux Philippines.

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